Impôts : la facture

le 11/02/2010 L'AGEFI Hebdo

Avec le projet de budget pour 2011, la Maison-Blanche a présenté aux contribuables fortunés la facture de la crise pour les dix ans à venir. Une contribution supplémentaire de 970 milliards de dollars avec comme fait marquant la non-reconduction des réductions d’impôts de l’administration Bush de la belle époque où le budget américain dégageait un excédent. Les deux tranches d’imposition les plus élevées vont voir leurs taux passer à 36 % et 39,6 % contre 33 % et 35 % jusqu’ici.

Le taux d’imposition des dividendes et des plus-values mobilières va passer de 15 % à 20 %. Les métiers de la finance n’ont pas été oubliés. Les partners des firmes de private equity, qui jusqu’à maintenant se voyaient appliquer pour leur carried interest le traitement des plus-values mobilières, soit un taux d’imposition de 15 %, vont devoir réintégrer leurs gains dans l’impôt sur le revenu, donc au taux supérieur de 39,6 %. Cette seule mesure doit permettre de dégager 24 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires. Mêmes les œuvres de charité ne seront plus désormais aussi rentables « fiscalement ».

Les déductions fiscales pour les dons et les intérêts d’emprunt immobilier seront limités à 28 % des dépenses en lieu et place du taux marginal qui était jusqu’ici de 35 %. Les temps sont durs.

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