L’avis de... Patrice Robert, responsable de la table de négociation de Groupama Asset Management

« Il y a peut-être surcapacité sur ce métier »

le 04/11/2010 L'AGEFI Hebdo

Pouvez-vous nous décrire votre processus de « best selection » ?

Nous évaluons nos courtiers par zones géographiques et, avec la baisse des volumes, nous avons réduit nos listes. Sur l’Europe, nous sommes passés de 35 à 25 brokers « exécution », que nous notons chaque semestre et classons par tiers : les « globaux », ceux qui ont une couverture moins complète (nationale ou sectorielle), et enfin les spécialistes, notamment ceux dédiés à l’exécution. Les critères portent sur le trading, l’accès aux marchés, la solidité de la structure, le règlement-livraison, etc. Et, en parallèle, nous évaluons environ 35 bureaux de recherche (dont quelques « indépendants »), que nous rémunérons via l’exécution si ce sont les mêmes (donc en points de base supplémentaires), ou en commission de courtage partagée (en euros) sinon.

Quel prix êtes-vous prêts à payer pour ces services ?

Actuellement, la facturation séparée revient à attribuer environ 40 % de nos commissions à l’exécution et 60 % à la recherche, pour laquelle nous privilégions la complémentarité et donc la valeur ajoutée de chaque bureau. Nous sommes conscients qu’il y a une différence avec leurs structures de coûts fixes sur la recherche globale. Mais si les marges se sont réduites, c’est peut-être aussi qu’il y a surcapacité sur ce métier.

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