L'avis de... Guillaume Fiastre, PDG de Taliance, éditeur spécialisé dans la gestion d’actifs immobiliers

La gestion du risque et la valorisation des portefeuilles sont une priorité

le 03/12/2009 L'AGEFI Hebdo

Quelles sont les caractéristiques du marché de la gestion d’actifs immobiliers ?

Entre l’acquisition et la cession d’un actif immobilier prennent place la gestion et la valorisation de cet actif. Ces gérants sont donc plus actifs en comparaison de la gestion d’actifs mobiliers. La grande difficulté est d’avoir une vision globale de l’ensemble des actifs sous gestion (travaux d’entretien à prévoir, diagnostics, gestion des locataires, évolutions réglementaires…). Ils doivent faire la preuve de leurs performances et de la qualité de leur gestion. Et notamment être en mesure de faire des calculs de performance prévisionnelle. Cela suppose de traiter énormément de données issues de sources différentes. En termes de système d’information, cela implique d’agréger ces données dans une base unique et de s’appuyer sur un moteur de calcul très puissant pour effectuer des calculs financiers très complexes sans être nécessairement informaticien. Nous évoluons sur un marché de niche où Excel est encore très présent.

Quel a été l’impact de la crise immobilière ?

Il y a eu une évolution très forte quant à l’utilisation de nos logiciels. Avant la crise régnait une grande euphorie. L’importance accordée aux flux de revenus était moindre, les acteurs privilégiaient les cash-flows prévisionnels. Désormais, la gestion du risque et la valorisation des portefeuilles sont une priorité. La maîtrise des informations est devenue primordiale. Il a fallu revoir l’urbanisation des systèmes d’information et l’intégration des données. Les différents acteurs se sont rendu compte que les outils de modélisation financière pouvaient permettre une meilleure gestion du risque.

Comment avez-vous fait évoluer vos logiciels ?

Sur les deux dernières années, nous avons mis l’accent sur les fonctionnalités de reporting et notamment les liaisons dynamiques avec Excel et les solutions décisionnelles. La volonté de mieux maîtriser les risques s’est traduite par une diversification géographique des actifs. Cela implique de produire des reportings harmonisés sur une zone élargie. L’exercice le plus compliqué est d’aller chercher les données de gestion et de comptabilité, et de construire des interfaces avec la quinzaine de solutions de property management existant en Europe.

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