La gestion actif-passif concernée

le 30/09/2010 L'AGEFI Hebdo

Les asset managers sont susceptibles d’intervenir aussi sur l’évaluation de l’évolution du passif. « Nous devrons, sûrement suite au QIS 5, adapter les méthodes d’actualisation du passif des compagnies d’assurances, car la directive imposerait un taux d’actualisation des flux futurs basé sur un ajustement du taux sans risque en s’appuyant sur des courbes ‘swaps’ intégrant une prime d’illiquidité et non sur une actualisation simple basée sur des taux sans risque », indique Frédéric Surry, responsable des équipes business solutions LDI (liability driven investment) de BNP Paribas IP. Les hypothèses de chocs sur les marchés utilisées pour évaluer l’actif peuvent aussi servir à évaluer le passif. « Lorsque nous testons les conséquences d’une hausse des taux sur l’actif, nous constatons qu’il baisse. Sur le passif, l’évaluation est souvent plus complexe, explique Guillaume Poli, président d’Edmond de Rothschild Investment Managers. Pour calculer l’ampleur de ce mouvement, nous utilisons des modélisations que nous avons pu établir et ajuster au regard du profil de l’institution, de son métier. »

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