Le G20 innove timidement

le 28/10/2010 L'AGEFI Hebdo

Une fois n’est pas coutume, le communiqué du G20 Finances du 23 octobre dernier fait clairement référence aux taux de change. Il ne pouvait faire moins au vu des tensions sur les marchés des changes et de l’interventionnisme de nombreux gouvernements pour empêcher l’appréciation de leurs devises. Ministres des Finances et banquiers centraux sont convenus qu’il fallait avancer vers un système de changes reflétant les fondamentaux économiques sous-jacents et empêcher les dévaluations compétitives.

Reste que la proposition américaine de fixer une limite de 4 % du PIB aux excédents et aux déficits des comptes courants a été prestement écartée (à titre d’exemple, la Chine, l’Allemagne et la Russie ont des excédents supérieurs à 4 %). De plus, le communiqué indique que les pays avancés seront vigilants face aux mouvements de change désordonnés en vue d’aider à réduire le risque de volatilité excessive des flux de capitaux vers certains pays émergents. Une référence explicite aux injections massives de liquidités aux Etats-Unis et une mise en accusation de la politique d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale. Bref, des mots sans action concrète, les divergences de vues étant trop importantes.

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