Chiffres magiques

le 27/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Dans les années 90 en Europe, quand les gens sérieux (les économistes, les ministres des Finances...) parlaient des déficits publics, ils présentaient comme règle sacro-sainte un ratio de dette publique sur PIB de 60 % comme la limite infranchissable, la frontière entre une bonne et une mauvaise gestion des finances publiques. Les traités européens gravèrent dans le marbre cette règle. Aujourd’hui que l’endettement public s’est métamorphosé en crise financière, le retour à une bonne gestion impose de ne pas dépasser le seuil de 90 % du PIB. Il y a fort à parier que les grands pays européens vont prendre comme référence pour une une gestion convenable ce ratio qui ne fait que superposer un stock (l’encours de la dette) à un flux (la valeur ajoutée de l’année). Mais si les politiques passent, les finances restent. Prenons le pari que dans quelques années, économistes et ministres seront capables de prouver que le bon ratio est de... 120 %.

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