Antidote

le 15/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Le fait que le Japon soit souvent qualifié de laboratoire avancé des économies dites matures ne met pas le pays à l’abri de volte-face. Le gel promis par le Premier ministre Yukio Hatoyama au lendemain de sa victoire aux élections, de la privatisation de la Poste nipponne, qui devait, suivant les plans de Junichiro Koizumi, s’orienter davantage vers les actions et les obligations pour mieux financer les entreprises, est désormais officiel. Le 6 avril, le secrétaire d’Etat chargé des services financiers a exigé la démission de l’actuel président de l’établissement postal. Parallèlement, une proposition de loi discutée au Parlement propose de doubler la limite des dépôts par personne. L’enjeu est colossal. La Banque Postale du Japon, première banque au monde en termes d’encours d’épargne gérée, doit poursuivre ses acquisitions de bons du Trésor nippons. Face à une croissance du PIB encore molle, tous les moyens sont bons pour limiter la hausse des rendements des emprunts d’Etat et sécuriser le financement d’une dette publique qui s’accroît inéluctablement.

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