Le taux de participation recule dans de nombreux pays

le 06/11/2014 L'AGEFI Hebdo

Point commun. C’est un peu comme le manque d’investissement productif ou la faiblesse des gains de productivité ; la quasi-totalité des économies développées ont en commun un repli du taux de participation, c’est-à-dire la part de la population en âge de travailler présente sur le marché du travail avec un emploi ou en recherche d’emploi. Les Etats-Unis (62,7 %, le plus faible niveau depuis 37 ans) ne sont pas les seuls à rencontrer ce problème largement partagé, indique une étude de l’équipe de recherche de Goldman Sachs. Le recul de 3 points de pourcentage du taux de participation américain ces dernières années a fait couler beaucoup d’encre, mais bon nombre d’économies développées en Europe et en Asie ont connu un mouvement similaire. La question devrait se poser encore longtemps, juge la banque d’affaires. Mais comme le mouvement est plus conjoncturel que structurel, notamment aux Etats-Unis où les tendances démographiques et les perspectives de croissance économique sont plus favorables qu’ailleurs, le déclin du taux de participation devrait quelque peu s’inverser au cours des années à venir. Parmi les économies développées, l’Espagne et l’Allemagne enregistrent une croissance du taux de participation depuis le pic mondial de la période 2005-2007. La France, la Suisse, la Suède et l’Italie restent stables, les autres économies enregistrent des reculs. Deux catégories sont particulièrement touchées par la baisse du taux de participation : les hommes et les jeunes de la tranche d’âge 15-24 ans.

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