Squeeze

le 27/11/2014 L'AGEFI Hebdo

Le calcul est vite fait : si jamais la Banque centrale européenne (BCE) se lance l’an prochain dans des achats massifs de titres souverains, disons autour de 500 milliards d’euros, que restera-t-il du Bund ? En admettant que ces achats se fassent selon la clé de répartition du capital de la BCE, cela nécessitera 30 milliards d’euros d’achats de titres allemands, expliquent les économistes de Goldman Sachs. Sachant que le déficit de l’année est prévu à l’équilibre, la banque centrale raflerait de la sorte l’équivalent de 80 % des tombées de titres à refinancer en 2015, raréfiant d’autant la dette allemande. Faut-il en conclure que pour mener une politique de quantitative easing dans de bonnes conditions comme l’ont montré la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre, le préalable est de creuser les déficits publics ?

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