Perception

le 25/09/2014 L'AGEFI Hebdo

Il y a l’inflation perçue, le ressenti du consommateur et non pas son panier calculé par l’Insee, il faut y ajouter désormais l’impôt sur le revenu « perçu ». Perçu non pas par le fisc, mais l’impôt « ressenti » par le citoyen imposable. C’est la conclusion que l’on peut tirer des comptes nationaux trimestriels du deuxième trimestre de l’Insee. « Les impôts sur le revenu et le patrimoine qui avaient fortement baissé au premier trimestre (-4,3 % sic)… diminuent légèrement au deuxième trimestre (-0,5 %) ». Il faut le lire pour le croire. Miracle de la macroéconomie. On peut avancer des explications : le nombre de foyers imposables diminuant, les rentrées d’IR diminuent aussi, ou bien l’absence de croissance réduit d’autant l’impôt, ou encore les astuces pour se défiscaliser se répandent dans la population. En tout cas, ceux qui ont été stupéfaits et éberlués à la réception de leurs feuilles d’impôts seront heureux d’apprendre que ce n’était que du ressenti.

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