Le ralentissement de la croissance se confirme en Europe

le 14/08/2019

Le PIB de la zone euro a enregistré une hausse de seulement 1,1% au deuxième trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018, et l'Allemagne a subi une contraction de son PIB entre avril et juin 2019.

Inquiétudes liées à la croissance faible en zone euro
(Crédit Thinkstock.)

Le ralentissement de l'activité en zone euro et dans l'Union européenne (UE) à 28  se confirme dans le contexte de fortes tensions commerciales internationales qui affecte particulièrement l'Allemagne, et de vives interrogations autour des conditions du Brexit en octobre.

Le Produit intérieur brut (PIB) corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,2% en zone euro comme dans l’UE au deuxième trimestre 2019 par rapport au premier, a confirmé Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, qui a publié son estimation rapide, mercredi. Au cours du premier trimestre 2019, le taux de croissance du PIB était 2 fois plus élevé (0,4%) dans la zone euro, et de 0,5% dans l'UE.

Sur un an, entre le deuxième trimestre 2018 et le deuxième trimestre de 2019, le PIB a enregistré une hausse de seulement 1,1% dans la zone euro et de 1,3% dans l’UE, après respectivement +1,2% et +1,6% au trimestre précédent. 

La production industrielle de la zone euro a diminué de 1,6% en juin par rapport à mai, toujours selon Eurostat, un recul plus prononcé que prévu. Sur un an, la production industrielle du bloc est en repli de 2,6%. La révision des chiffres de mai donne une hausse de 0,8% par rapport à avril (contre +0,9% annoncé initialement) et une baisse de 0,8% sur un an (contre -0,5%).

Un peu plus tôt mercredi matin, l'Office fédéral de la statistique, Destatis, a annoncé que le PIB de l'Allemagne s'est contracté de 0,1% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, en données corrigées de l'inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires. Sur un an, le PIB est ressorti en hausse de 0,4% au deuxième trimestre.

«L'évolution du commerce extérieur a freiné la croissance économique car les exportations ont subi, par rapport au trimestre précédent, une baisse supérieure à celle des importations», a expliqué Destatis. La demande intérieure a apporté une contribution positive au PIB avec la hausse de la consommation des ménages, des dépenses publiques et de la formation brute de capital fixe par rapport au premier trimestre, ajoute l'institut public.

L'activité du secteur de la construction a au contraire reculé après un début d'année particulièrement dynamique grâce à un hiver doux.

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