Les petites entreprises sont plus généreuses en matière d’épargne salariale

le 01/02/2008

Natixis Interépargne a créé un baromètre faisant le point sur l’abondement et les versements effectués dans les plans d’épargne salariale

Au moment où le gouvernement cherche à promouvoir l’épargne salariale et à accroître le montant de la réserve de participation, il semblait intéressant d’évaluer la façon dont les entreprises utilisent les dispositifs existants. C’est chose faite avec le baromètre lancé hier par Natixis Interépargne – leader en France sur ce segment d’activité. Il porte sur un échantillon de 750.000 salariés pour le plan d’épargne entreprise (PEE) et de 56.000 salariés pour le plan d’épargne retraite collectif (Perco) et résume la politique d’abondement des entreprises et la capacité d’épargne des salariés bénéficiaires de ces différents plans.

Pour les années 2006 et 2007, le baromètre permet de constater que « les entreprises comme les salariés ont tendance à privilégier le Perco par rapport au PEE, conscients des enjeux en matière d’évolution des retraites ». L’abondement effectué sur le Perco a atteint en moyenne 2.543 euros par bénéficiaire en 2007, contre 1.181 euros sur le PEE. Il chute respectivement à 791 euros et 445 euros pour les entreprises comprenant plus de 500 salariés épargnants. Les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) s’avèrent ainsi plus généreuses en matière d’épargne salariale que les plus grandes. Les TPE comme les PME mettent en effet en place des plans d’épargne salariale souvent dans une optique patrimoniale, les chefs d’entreprises pouvant bénéficier dans les entreprises de moins de 100 salariés de ces dispositifs. Ils auront donc tendance à verser un abondement supérieur.

Toutefois, quelle que soit la taille des entreprises et le dispositif retenu – PEE ou Perco – le baromètre montre que très rares sont les salariés qui « font le plein de l’abondement ». Ils ne sont que 1,1 % dans le cadre des PEE et 2,23 % dans le cadre des Perco. On peut par conséquent supposer que l’augmentation de la réserve de participation qui doit faire l’objet d’un projet de loi à l’automne servira en grande partie à augmenter le pouvoir d’achat des ménages plutôt qu’à alimenter les plans d’épargne d’entreprise.

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