« Nous envisageons un marché actions en repli sur les six premiers mois de l’année »

le 11/02/2008

confie Olivier Lazar, président du directoire d'Olympia Capital Gestion

L’Agefi : Pourriez-vous encore réduire vos anticipations sur les marchés actions ?

Olivier Lazar : Rester figé sur ses positions serait dangereux vu la volatilité des marchés. Depuis un an, nos prévisions étaient beaucoup plus réservées que celles du panel, considérant que les indices devaient entrer dans une pause salutaire. Pour cette année, notre scénario central est basé sur une baisse importante de la croissance, mais pas de récession aux Etats-Unis (deux trimestres consécutifs de croissance négative). Cette hypothèse nous a amenés à envisager un marché en repli sur les six premiers mois, puis une reprise sur la fin de l’année pour une clôture à l’équilibre par rapport à fin 2007. Notre scénario macro intègre une structure extrêmement saine des entreprises, et bien entendu une forte baisse des taux tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Les six premiers mois seront marqués par la publication de chiffres définitifs de la crise des subprimes et des provisions nécessaires du système bancaire. L’extrême volatilité rencontrée depuis le début de l’année est techniquement mauvaise pour la sérénité des acheteurs. Les indices peuvent donc enfoncer les points bas cotés mi-janvier et enclencher des ventes de panique. Si ce scénario se produisait, nous modifierons nos objectifs mais cela constituerait une opportunité d’achat intéressante.

Les premiers résultats 2007 vous incitent-ils à plus de confiance ?

La tendance est plutôt bonne au regard de l’ambiance, mais plus que les résultats 2007 effectués durant une année de croissance, ce sont surtout les perspectives des chefs d’entreprise qui sont importantes pour 2008. Leurs discours sont et seront probablement orientés vers une grande prudence, ce qui alimente le pessimisme et certains excès actuels (comme Vallourec). Le faible endettement, les relais de croissance extérieure, les dividendes (comme France Télécom) sont pourtant des éléments très positifs pour la stabilisation des marchés.

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