Le G7 appelle les banques à plus de transparence sur leurs pertes

le 11/02/2008

Les ministres des Finances et banquiers centraux ont pointé du doigt les risques liés aux marchés financiers malgré des fondamentaux solides

La réunion du G7, à Tokyo ce samedi, en sera resté au niveau des déclarations de principes. Les ministres des Finances et banquiers centraux du Japon, des Etats-Unis, du Canada, de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni ont affiché un pessimisme certain sur la croissance qui va ralentir "à des degrés divers" dans leurs pays à court terme.S'ils estiment, dans le communiqué, que les fondamentaux restent solides et pensent que l'économie américaine parviendra à échapper à la récession, ils reste qu'ils ont pointé du doigt les risques découlant de la crise du marché immobilier américain et de l'assèchement du crédit qui s'en est suivi. Les participants à la réunion ont appelé les banques à la plus grande transparence sur leurs pertes et les ont invitées à redresser leurs bilans pour contribuer à un retour à la normale sur les marchés.

Les signataires du communiqué font part, quant à eux,  de leur volonté de prendre des actions appropriées, "individuellement et collectivement", pour assurer la stabilité et la croissance.

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a reconnu que les marchés mondiaux pourraient connaître une période prolongée d'instabilité. "Les turbulences actuelles sur les marchés financiers sont graves et persistantes", a-t-il dit. "Les marchés financiers se remettront bien sûr de cette période de stress mais en attendant il faut s'attendre à une poursuite de la volatilité pendant le processus de réévaluation des risques." Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a estimé que les dépréciations des banques pourraient atteindre le montant de 400 milliards de dollars.

L'urgence de la crise financière a relégué à l'arrière-plan la question des taux de change sur laquelle sont traditionnellement attendus les grands argentiers du G7. Le communiqué reprend une formulation similaire à celui d'octobre, avec un accent particulier sur la Chine qui est encouragée à permettre une appréciation plus rapide de sa devise. Mais il ne fait pas référence au niveau du dollar ou de l'euro.

Le G7 s'est aussi prononcé samedi en faveur de ventes d'or par le Fonds monétaire international à partir du mois d'avril dans le cadre de la réforme de son budget. Le Fonds détient quelque 103,4 millions d'onces d'or d'une valeur de quelque 92 milliards de dollars aux cours actuels

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