CS met la croissance externe au rang de priorité

le 11/03/2008

Le groupe de conception et d'exploitation de systèmes critiques veut réaliser la moitié de son chiffre d’affaires à l’international d’ici trois ans

A nouveau périmètre, nouvelles ambitions. Après la cession du pôle Infrastructures Critiques en novembre 2007 à BT pour une valeur d'entreprise d’environ 60 millions d’euros, Eric Blanc-Garin, le directeur général de CS, entend «faire rebondir le groupe en matière de croissance externe». Fort d’une trésorerie nette de 39,3 millions d’euros à fin 2007, le groupe spécialisé dans la conception, l'intégration et l'exploitation de systèmes critiques examine actuellement plusieurs cibles à acquérir. «Les quelques dossiers que nous regardons sont sur nos métiers, plutôt des sociétés françaises qui matérialiseraient des synergies notamment sur le développement international et dont la proximité minimiserait les risques d’intégration», explique le DG dont l’objectif est de porter la part des ventes du groupe à l’international à 50 % d’ici 3 ans contre 24 % en 2007.

Sur les marchés de la défense et de la sécurité, Eric Blanc-Garin a mis en avant la volonté de souveraineté nationale de certains pays qui souhaitent développer des capacités industrielles locales. A cet égard, le dirigeant a mentionné la «souplesse» de CS en matière de transfert de technologies. Dans le domaine de l’énergie, il s’est félicité de «l’opportunité de déployer le savoir-faire du groupe» pour la conception de structure de maîtrise du risque nucléaire, après les accords de nucléaire civil conclus par la France avec les l'Algérie, la Libye et les Emirats arabes unis. Déjà, l’an passé, environ 40 % des prises de commandes étaient d’origine étrangère.

Les objectifs financiers de CS portent quant à eux sur l’atteinte d’une croissance organique de 10 % et d’une marge opérationnelle de 8 % à l’horizon 2009 (6,1 % en 2007), aucun objectif n’ayant été communiqué pour 2008. «Nous sommes en train de construire la marge dans le carnet de commandes mais la qualité de celui-ci ne produira ses effets à plein qu’avec retard, à compter de 2009», explique le directeur financier Hugues Rougier. Le management anticipe tout de même un accroissement de la rentabilité opérationnelle qui doit provenir d’une part grandissante de réutilisation de briques technologiques dans différents contrats.

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