Bristol-Myers-Squibb annonce une dépréciation de 275 millions de dollars liée aux CDO

le 01/02/2008

Le groupe pharmaceutique assure que cette charge n'affecte pas la souplesse financière de la société ni le dividende versé

En annonçant une charge qui pèse sur ses comptes, le laboratoire Bristol-Myers-Squibb figure parmi les premières sociétés hors du secteur financier à révéler son exposition à la crise du crédit et du logement qui secoue le pays. Le groupe pharmaceutique a fait état d'une perte au titre du quatrième trimestre de 133 millions de dollars, soit 7 cents par action, contre une perte de 170 millions (9 cents) un an auparavant. Pour le dernier trimestre 2007, BMS a inscrit une dépréciation de 275 millions de dollars liées à des obligations CDO (collateralized debt obligations). Le laboratoire a aussi passé des charges de 292 millions liées à un programme de réduction des coûts et 230 millions liées à l'acquisition d'Adnexus.

En annonçant une charge de 275 millions, le laboratoire précise que la valeur de marché des titres liés entre autres aux CDO adossés à des crédit immobiliers pour le logement ou des locaux professionnels, a baissé de 392 millions de dollars pour tomber à 419 millions de dollars au 31 décembre 2007. La charge de 275 millions de dollars n'a pas d'impact tangible sur la liquidité de la société ou sur sa souplesse financière. Elle n'aura pas non plus de conséquences sur le financement du dividende, précise Bristol-Myers.

Au dernier trimestre 2006, les charges étaient liée au règlement d'un contentieux juridique sur ses pratiques commerciales.

"Nous avons effacé l'essentiel de notre exposition" relative aux titres, a déclaré le directeur financier Andrew Bonfield à des analystes. "Il est peu probable qu'il y ait une nouvelle exposition... mais il faut que nous soyons prêts si les marchés du crédit se détériorent".

Il a précisé que la plus grande partie de la trésorerie et des valeurs rapidement négociables du groupe avaient été converties en investissements plus sûrs, comme des bons du Trésor, au vu de la conjoncture ambiante.

En revanche, BMS affiche une progression de 33 % de son chiffre d’affaire à 5,38 milliards de dollars, soit plus que les attentes du marché (5,25 milliards selon Reuters Estimates).

La bonne tenue du chiffre d'affaires est principalement due à un bond de 177 % des ventes de l'anticoagulant Plavix par rapport au quatrième trimestre 2006 où il affrontait la concurrence d'un générique qui n'est plus sur le marché.

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