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Mouvements chez Macifilia, filiale du groupe Macif
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| paru le 12/02/2009 |
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Double casquette pour les pros du web
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| paru le 13/11/2008 |
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L'AVIS DE... SYLVIE FRANÇOIS, DRH DE LA BANQUE POSTALE " Nous proposons une vraie carrière aux candidats "
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| paru le 09/10/2008 |
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Double casquette pour les pros du web |
| Par Thierry Iochem |
le 13/11/2008 |
| Les fonctions internet ne sont plus cantonnées à l’informatique. Désormais, elles touchent aussi au marketing et à la relation client.
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Les agences, c’est bien, mais ça ne suffit plus. Les grands réseaux, comme les établissements financiers au maillage plus modeste, tiennent plus que jamais à faire monter en puissance leurs activités à distance. « Nous disposons d’un réseau physique assez faible. Internet est donc un canal complémentaire », souligne Christophe Martel, directeur internet de Barclays en France. Et toutes les banques poursuivent le même objectif sur la Toile : disposer d’un puissant outil marketing, mais aussi d’un canal de vente de leurs produits. Très tôt, elles ont investi dans des outils informatiques qui servent leur stratégie « multicanal », afin de connecter au maximum les agences, sites web, centres d’appels, guichets automatiques, etc. A eux seuls, les services financiers « absorbent entre 20 % et 25 % de la dépense informatique mondiale », rappelle Brice François Thébaud, expert chez Aurel. Et c’est ce secteur qui consacre la part la plus importante de ses revenus à l’informatique : 7 % en moyenne, contre 4 % pour l’ensemble de l’industrie.
Mais cela ne s’arrête pas là. Blogs, technologie « wap » pour mobiles, web 2.0, sites collaboratifs…, les récentes évolutions technologiques bouleversent toute la chaîne des métiers liées à internet, poussant les banques à créer de nouvelles fonctions.
Le règne des spécialistes
« Il ne faut pas voir internet comme un tout mais comme l’addition de personnes spécialisées dans l’ergonomie, le web design, le référencement, les blogs, le développement ‘framework’..., explique Anne Choktsang, responsable adjointe de la filière communication institutionnelle sur internet chez BNP Paribas. Aujourd’hui, en plus des chefs de projets, développeurs et autres architectes, on trouve des gens qui travaillent sur les usages, internet ne se limitant plus au seul ordinateur mais étant décliné sur de nombreux supports : BlackBerry, mobile, e-phone, ‘widget’ (élément d’une interface graphique, NDLR). »
Par exemple, la Toile est devenue un excellent moyen de rendre visible la marque employeur d’une banque. « Du fait qu’internet évolue très vite et que le cycle d’innovation a tendance à se raccourcir, les banques doivent faire face à un marché en constante transformation où le rôle des experts devient crucial, surtout lors du lancement de grosses opérations de communication qui génèrent du trafic dans différentes parties du monde », raconte Anne Choktsang. En effet, dans les coulisses de l’opération de recrutement Second Life chez BNP Paribas ou dans celles du lancement du business game mondial Citizen Act III chez Société Générale, se cachent des spécialistes du web, dont les compétences mélangent désormais l’informatique et le marketing.
Dans quelle division au sein des banques se situent ces professionels de l’internet ? Outre le traditionnel secteur des sociétés de services informatiques (lire l’encadré), ces spécialistes ont la possibilité de travailler directement au sein de la direction des services informatiques (DSI) des établissements. C’est là qu’est logée la direction internet, avec un patron entouré le plus souvent d’un directeur développement web, d’un directeur technique web et d’un directeur e-marketing. Mais cet organigramme ne s’applique pas forcément à chaque banque. Ainsi, chez BNP Paribas, deux modes de gestion coexistent : « Tout ce qui concerne la communication, la marque ou la qualité est dédié à la communication institutionnelle, tandis que le marketing transactionnel (centré sur l’acte de vente, NDLR) est géré par les différents pôles concernés : banque de détail, gestion d’actifs... », explique Anne Choktsang.
Où qu’ils travaillent, « tous les membres de l’équipe possèdent de solides connaissances techniques liées au web », rappelle Virginie Fauvel, directrice internet de BNP Paribas Personal Finance (ex- Cetelem). Mais il n’y a pas de profil type. Pour les analyses statistiques, le référencement, la construction des pages ou encore l’hébergement, les banques recherchent des profils aussi bien issus d’écoles de commerce que de filières multimédias comme le pôle Léonard de Vinci. S’agissant des activités de banque en ligne, du développement et de la sécurité, les ingénieurs sont particulièrement appréciés, notamment ceux issus de l’Ecole pour l’informatique et les techniques avancées (Epita). L’idéal bien sûr reste la double compétence en informatique et finance. Mais comme elle est plutôt rare, les employeurs n’hésitent pas à former eux-mêmes leurs nouvelles recrues.
Quant au recrutement, il s’opère à tous les niveaux. Ainsi, la direction de l’informatique des services financiers de La Poste (DISF), qui agit au nom et pour le compte de La Banque Postale, recrute aussi bien des profils débutants (concepteur développeur, administrateur, intégrateur) que des profils plus expérimentés (architecte technique, responsable informatique). Et nul besoin d’être déjà salarié de la banque : « Nous avons aussi bien recours à des experts maison, comme des ergonomes, mais aussi des intervenants extérieurs sur les aspects non critiques des projets », indique Anne Choktsang.
Dans tous les cas, les compétences purement techniques ne suffisent plus. « Les ingénieurs sont en contact avec les équipes client devant allier expertise technique et qualités relationnelles », explique Manuela Moubeche, chargée de recrutement de la SSII Telindus. D’autant plus qu’il faut être capable de discuter à la fois avec des gens qui n’ont jamais travaillé dans une activité internet et avec d’autres qui sont au contraire très spécialisés. Ainsi, chez Finaref, filiale du groupe Crédit Agricole SA spécialisée dans les services financiers, on insiste sur le fait que les webmasters doivent être capables d’assurer la gestion du site internet « en conformité avec les services marketing et juridique ».
De l’importance d’être informé
Enfin, travailler dans l’internet bancaire, c’est se tenir informé en permanence sur tout ce qui touche à la banque à distance et la Bourse en ligne, mais pas seulement. D’ailleurs, la veille technologique est d’une telle importance que BNP Paribas a mis en place une cellule entièrement dédiée aux innovations technologiques, l’Atelier BNP Paribas. Autre exemple : chez Cetelem, une douzaine de réunions thématiques sont organisées chaque année dans différents pays, servant à montrer toutes les applications d’une technologie souvent partagée avec les filiales étrangères. « Internet est tellement global qu’il ne faut pas se contenter de réaliser un ‘benchmark’ financier mais regarder les pratiques d’autres secteurs comme l’automobile ou la grande distribution », note Anne Choktsang. Une pratique qui se vérifie sur le terrain : « Nous avons fait le choix de sonder plusieurs grandes entreprises comme PSA, Areva ou encore le Crédit du Nord afin de connaître leur choix en matière de plate-forme de recrutement en ligne, avant même de nous lancer dans la rédaction du cahier des charges », explique Sébastien Maire, directeur SIRH (Systèmes d’informations et ressources humaines) du groupe Banque Populaire.
Quant aux perspectives, elles sont plutôt encourageantes, et ce malgré la crise financière. « Le marché de l’informatique français connaît actuellement un changement structurel assez important avec, d’un côté, le départ de seniors et, de l’autre, une arrivée en sous-nombre de jeunes ingénieurs diplômés sur le marché de l’emploi », explique Anthony Collins, senior manager responsable de la division informatique et télécoms au sein du cabinet de recrutement Hays. Conséquences d’un tel changement ? « Des questions de plus en plus nombreuses sur le package de rémunération global (comme les tickets restaurant ou le remboursement du titre de transport) qui étaient plutôt anecdotiques auparavant », relève Carole Bereby, responsable Recrutement et mobilité au sein du Groupe GL Trade.
Mieux encore, pour ceux qui travaillent pour des SSII et effectuent des missions dans des banques, la crise pourrait même devenir moteur de croissance à long terme. « La croissance de la régulation et du contrôle profitera aux sociétés informatiques », anticipe Yves Stucki, responsable de la stratégie de Linedata Services, éditeur de logiciels pour le secteur financier. De bons présages pour ces professionnels...
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