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La France, champ clos des fusions et acquisitions en 2018 ?

le 13/12/2017

Philippe Mudry

Philippe Mudry

La France sera-t-elle le champ clos favori des groupes internationaux en quête de fusions et acquisitions en 2018 ? Les annonces qui se sont succédées ces dernières heures autorisent à le penser.

2017 finit en trombe. Coup sur coup, deux rachats ont été annoncés par des stars du CAC 40 : Atos, avec une offre sur le néerlandais Gemalto, fragilisé par des avertissements à répétition ; Unibail-Rodamco, leader de l’immobilier commercial sur le continent, qui a proposé d’acquérir Westfield, opérateur britannique présent dans son pays et aux Etats-Unis. L’opération est imposante : 16 milliards en valeur des titres, 25 en y ajoutant la dette.

Voilà qui va conforter un marché européen des fusions & acquisitions déjà très dynamique. Le retour de l’expansion économique y a en effet encouragé nombre de ses champions à renouer avec la croissance externe. Au point que cette zone géographique pèsera autour d’un tiers du marché mondial des fusions et acquisitions annoncées cette année, niveau qu’il n’avait plus atteint depuis des années.

Dans cet ensemble, la France s’avère un marché très dynamique. La valeur des opérations de fusions et acquisitions, bouclées cette fois, devrait dépasser son niveau de l’an dernier, à plus de 175 milliards d’euros selon les calculs de L’Agefi.

Aussi peut-on y espérer une année 2018 brillante : les perspectives économiques y demeurent solides, les secteurs justifiant une consolidation variés, les acteurs tricolores capables de jouer le rôle de pivot dans le mouvement nombreux.

Sans compter que l’Etat pourrait, pour la première fois depuis longtemps, jouer un rôle-clé sur la scène nationale en ouvrant largement le jeu de la restructuration capitalistique du secteur public. 

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