Le reporting extra-financier se teinte de vert

le 19/06/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La Commission européenne a publié des lignes directrices destinées à aider les acteurs économiques à quantifier l'impact de leur activité sur le climat.

Engagement de l’Union européenne d’agir pour le climat lors de la COP 21 à Paris.
Le texte de la Commission montre la volonté des Etats membres de respecter les termes de l’Accord de Paris (COP 21 de 2015).
(Crédit European Union.)

La feuille de route verte de l’Union européenne continue de se préciser. La Commission a publié hier de nouvelles lignes directrices sur le reporting climat des entreprises, dans le cadre de son plan d'action pour un financement durable. Celles-ci viennent compléter les précédentes lignes directrices sur le reporting extra-financier. «L'urgence climatique ne nous laisse d'autre choix que de passer à un modèle économique climatiquement neutre. Les nouvelles directives d’aujourd’hui aideront les entreprises à révéler l’impact du changement climatique sur leurs activités ainsi que l’impact de leurs activités sur le climat, permettant ainsi aux investisseurs de prendre des décisions d’investissement plus éclairées», a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés des capitaux.

Présentation lors de la COP 25
au Chili

Le texte de la Commission témoigne de la volonté des Etats membres de respecter les termes de l’Accord de Paris. Il est destiné à alimenter le plan neutralité carbone à horizon 2050 que la Commission doit présenter lors de la COP 25, organisée par le Chili. «Les objectifs sont alignés avec un objectif de neutralité carbone à horizon 2050. Ils vont donc au-delà des engagements présentés par l’UE à l’occasion de la COP 21 de 2015», confirme Helena Viñes Fiestas, responsable de la recherche ISR chez BNPP AM et membre du TEG (Technical Experts group) de la Commission.

Trois rapports, issus des travaux de ce groupe d’experts techniques, ont été publiés à cette occasion.

Le rapport sur la taxonomie s’est penché sur plusieurs secteurs, notamment l’énergie, les transports, l’agriculture, la construction, les TIC et l’immobilier, responsables de plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre. C’est donc l’impact des activités économiques sur le climat qui est ciblé par ces travaux. «Ce rapport donne une clarté, ce qui définit des activités vertes ou en transition. Il va, en autorisant l’inclusion de nouvelles catégories d’actifs dans des fonds verts, permettre d’accélérer le financement de la transition énergétique», se félicite Helena Viñes Fiestas. «Je regrette cependant que malgré nos recommandations, les lignes directrices climat de la taxonomie ne soient pas rendues obligatoires, ce qui aurait accéléré sa diffusion», poursuit-elle. Cependant les échanges sont appelés à se poursuivre, la mission du TEG ayant été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2019.

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