Dossier

Le say on pay met l'autorégulation à l'épreuve

Le say on pay met l'autorégulation à l'épreuve

L'autorégulation serait-elle efficace en matière de rémunération des hauts dirigeants d'entreprises privées? La France a fait le choix de mettre en oeuvre le principe du "say on pay" selon cette voie, aux antipodes de l'alternative juridiquement contraignante. En 2013, le patronat français, moteur dans cette orientation, a publié son code de conduite en matière de rémunération des responsables de sociétés, baptisé le code Afep-Medef. 

Depuis des polémiques emblématiques ont agité le monde des affaires hexagonal, comme celle de la rémunération du patron de Renault, Carlos Ghosn, ou de la Fnac, Alexandre Bompard dans une moindre mesure. En 2015, les indemnités de l'ancien directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, avaient également défrayé la chronique. Pour la première fois en septembre 2015, le Haut Comité de Gouvernement d'Entreprise (HCGE) est parvenu à imposer la réduction substantielle d'une rémunération jugée non conforme au code Afep-Medef.