Grand Prix du Gouvernement d’Entreprise: Axa, le retour au sommet

le 22/09/2016 L'AGEFI Hebdo

L'assureur a reçu le 20 septembre le Grand Prix du Gouvernement d’Entreprise 2016 de L'Agefi et le Prix « Fonctionnement des organes sociaux ».

Grand Prix du Gouvernement d’Entreprise: Axa, le retour au sommet
(DR)

Axa effectue un retour remarqué au palmarès des Grands Prix du Gouvernement d’Entreprise (GPGE). Son dernier prix remontait à l’année 2007, dans la catégorie « Fonctionnement des organes sociaux ». Interrogé sur la ligne directrice de la gouvernance, Denis Duverne, président du conseil d’administration d’Axa, a tenu à saluer l’héritage d’Henri de Castries, à la tête du groupe pendant plus de seize ans : « Avec le soutien de Norbert Dentressangle et Jean-Martin Folz, il a joué un rôle clé dans la mise en place de la gouvernance. Tous trois partageaient une même conviction : une entreprise est mieux gérée lorsqu’elle est dotée d’un bon conseil d’administration. »

Le groupe s’est entre autres nourri des travaux sur la performance des conseils d’administration de McKinsey : « Axa cherche à se doter d’un conseil d’administration tout aussi stimulant que dans une société non cotée détenue par un fonds de 'private equity'. » Cet objectif a conduit le groupe à rechercher des administrateurs avec une forte personnalité et des profils, des expériences et compétences complémentaires, tout en respectant une proportion de 45 % de femmes et 45 % d’étrangers. Délicate alchimie... Il s’est aussi limité à trois comités, explique Denis Duverne : « En multipliant les comités, on complique la gouvernance : la réglementation impose que les comités de rémunération et d’audit soient en large partie composés d’administrateurs indépendants, et les administrateurs ont presque tous des responsabilités exécutives qui les empêchent de participer à de multiples comités. Dans la même logique, notre conseil, composé actuellement de 16 membres, devrait passer à 18 membres en 2018, mais nous considérons qu’un conseil d’administration, pour être performant, ne doit pas dépasser 14 à 16 membres. »

La gestion de la succession d’Henri de Castries a tout particulièrement été saluée par les membres du jury des GPGE. Denis Duverne reconnaît le caractère exemplaire d’un processus initié voilà près de trois ans : « Henri de Castries a annoncé fin 2013 au conseil d’administration qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat allant au-delà de 2018. Un processus, piloté par le comité des rémunérations, a alors été mis en place. Les candidats sélectionnés ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé. Ils se sont également vu demander de faire un exercice prospectif, en décrivant leur équipe de direction et la stratégie du groupe. » Le conseil d’administration a mis à profit cette période pour organiser la séparation des fonctions de président et de directeur général.

Exemplaire, Axa cherche à l’être dans sa relation avec ses actionnaires : « Nous sommes très à l’écoute de nos investisseurs et des 'proxys', et cherchons à nous conformer à leurs demandes, souligne Denis Duverne. Nous organisons des rencontres entre les fonds d’investissement et notre administrateur référent lorsque ceux-ci en font la demande. » Les bonnes pratiques anglo-saxonnes sont une source d’inspiration permanente : « Nous prévoyons de nous inspirer prochainement d’une pratique britannique, consistant à organiser une réunion annuelle rassemblant le président, l’administrateur référent et les gestionnaires d’actifs intéressés par les questions de gouvernance », confie le président du conseil d’administration.

Denis Duverne, président du conseil d’administration d’Axa.
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Denis Duverne, président du conseil d’administration d’Axa.
(Patrick Messina)

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