La néobanque Shine veut choyer les indépendants

le 28/03/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Passée du gratuit au payant, l'application, qui célèbre sa première année, veut dépasser rapidement les 100.000 utilisateurs et envisage de s'étendre en Europe.

toutes les banques ont misé que le numérique
(Crédit Fotolia.)

Shine est en ébullition. La néobanque, nichée au cœur du 9e arrondissement de Paris, a annoncé hier un partenariat avec la start-up londonienne SumUp, spécialisée dans les terminaux de paiements mobiles. La banque mobile, qui revendique 30.000 ouvertures de comptes après un an d’activité, espère la vente de quelques milliers d’unités d’ici la fin de l’année. Contrairement à ses concurrentes, Qonto et Manager.one, qui s’adressent notamment aux TPE et PME, Shine se focalise uniquement sur les travailleurs indépendants. «Nous avons parmi nos clients beaucoup de consultants, de développeurs, de coaches, de graphistes, d'avocats et quelques commerçants. Avec le terminal de paiement, nous en aurons probablement plus», détaille à L’Agefi Nicolas Reboud, directeur général et fondateur de Shine. L’objectif étant de dépasser rapidement les 100.000 utilisateurs.

Accompagnement administratif
des entrepreneurs

Pour ce faire, la start-up, qui propose des services bancaires en s’appuyant sur la fintech Treezor, veut muscler son accompagnement administratif des entrepreneurs. Elle dispose déjà d’un service d’aide à la création du statut d’autoentrepreneur, d'outils de facturation, de gestion des reçus et d’estimation de taxe annuelle. Fait notable, Shine est passée en janvier d’un modèle gratuit à un modèle payant afin de valoriser ces services. «Nous avons commencé en étant gratuit afin de nous faire connaître rapidement», précise le dirigeant. «Nous répondons à 3.000 questions administratives par mois et cela constitue la moitié des points de contact avec notre service client. Étant donné notre croissance rapide, pour continuer à offrir ce service, nous devions devenir payant». La banque compte lancer avant l’été plusieurs fonctionnalités comme l’encaissement des chèques, la création de solde par client, de devis et une formule premium avec une carte et une assurance. «Nous commençons à avoir la taille critique pour intéresser les assureurs et nouer des partenariats», explique Nicolas Reboud, qui indique être en discussion avec plusieurs jeunes entreprises d’assurance ainsi que d’affacturage et de crédit.

La fintech, dont les effectifs devraient doubler d’ici fin 2019, a levé en septembre 8 millions d’euros dans le cadre d'un tour de table mené par le fonds d’investissement XAnge et complété par Daphni. Shine, qui privilégie sa croissance à sa rentabilité pour le moment, prévoit de s’implanter dans deux pays européens cette année.

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