La banque mobile Number26 fait ses premières armes en France

le 15/09/2017 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La néobanque allemande revendique déjà 100.000 clients en France et souhaite élargir son offre au crédit.

La banque mobile Number26 fait ses premières armes en France
Le modèle économique repose sur les effets d’échelle et des coûts réduits grâce au tout-numérique.
(© Fotolia)

Orange Bank n’a pas encore pointé le bout de son nez que la banque mobile allemande Number26 (N26), lancée en janvier dans l’Hexagone, y revendique déjà 100.000 clients. Il s’agit de personnes qui ont ouvert un compte, mais aussi de celles dont le compte est en cours d’ouverture, précise à L’Agefi Jérémie Rosselli, le responsable des activités françaises. Pour comparaison, les leaders du marché, ING Direct et Boursorama, revendiquent un million de clients chacun, tandis que Monabanq et Hello Bank comptent environ 300.000 clients chacun. BforBank affiche 165.000 clients.

N26 souligne dans un communiqué avoir été «portée par le bouche-à-oreille de ses clients». «Nous n’avons quasiment pas fait de marketing», souligne Jérémie Rosselli. «Avec plus de 3.000 nouveaux utilisateurs qui [nous] rejoignent chaque semaine, la France est l’un des pays [où nous connaissons] la plus forte croissance», se félicite N26. La fintech a annoncé en août avoir dépassé les 500.000 clients en Europe. Elle est présente dans 17 pays.  

En France, elle propose deux offres de compte courant: une offre standard gratuite avec une carte Mastercard et une offre baptisée «black» à 5,90 euros par mois avec une carte Mastercard World Elite bénéficiant de garanties et d’assurances. Elle ne demande aucun minimum de revenus ou de versements si ce n’est un versement initial symbolique (un centime par exemple), pour des raisons légales.

La start-up ne communique pas sur le nombre de cartes en circulation, leur volume d’utilisation ni le solde moyen des comptes. «Au début, les clients essayent notre offre, puis ils mettent de plus en plus d’argent et utilisent de plus en plus fréquemment leur carte», assure Jérémie Rosselli. Le modèle économique repose sur les effets d’échelle et des coûts réduits grâce au tout-numérique. «Nous n’avons pas d’agences, pas de tour à La Défense», souligne Jérémie Rosselli. Il n’y a aucun salarié en France, tous sont logés à Berlin. Même en Allemagne, «la structure est très réduite». Les sources de revenus sont les services payants et les partenariats, comme avec TransferWise en France. Un accord avec Apple Pay devrait être mis en œuvre d’ici à la fin d’année. N26 récupère aussi une partie des commissions d’interchange lors des paiements par carte.

Comme elle le fait déjà en Allemagne avec le crédit, l’épargne, l’investissement et même l’assurance, N26 souhaite à terme étendre son offre bancaire en France.

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