Dossier

Spac : la nouvelle folie boursière

Wall Street
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(photo Pixabay.)

Depuis quelques mois, les investisseurs n'ont que ces quatre lettres à la bouche : Spac, pour Special purpose acquisition company. Ces sociétés coquilles vides, sans activité, et dont l'objet social est de lever des capitaux en Bourse pour financer une acquisition, se multiplient aux Etats-Unis. L’an dernier, 248 Spac se sont cotés à la Bourse de New York, levant 83 milliards de dollars. Et depuis le 1er janvier, déjà 144 Spac (données arrêtées au 12 février) ont déferlé à Wall Street pour capter dans leurs filets les milliards de dollars de liquidités disponibles sur les marchés.

En Europe, les volumes sont moindres, mais le phénomène est en train de s'étendre. Pionniers en la matière, Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont rejoints par d'autres investisseurs/entrepreneurs, convaincus de l'intérêt de ce mode d'investissement, mélange d'introduction en Bourse et de private equity.

Pour les places financières, les Spac sont un bon moyen de redynamiser une cote vieillissante ou en attrition. Mais ce mode de cotation express, qui ne suit pas les processus habituels des IPO, soulève aussi des questions réglementaires, sans parler du risque de voir éclater ce qui ressemble de plus en plus à une nouvelle bulle.