Dossier

Le financement participatif avance vers l'âge de maturité

Le financement participatif avance vers l'âge de maturité

En une décennie le financement participatif (crowdfunding) s’est imposé au centre du débat sur les sources de financement de l'économie. Cette alternative au crédit bancaire, qui se définit comme une modalité de financement de projets de taille intermédiaire (création de PME …) met directement en relation les porteurs de projets et les investisseurs grâce à internet. L'essor du crowdfunding résulte à la fois de la généralisation du numérique dans l’économie et des difficultés accrues que rencontrent les porteurs de projets pour trouver des financements par les voies traditionnelles, particulièrement depuis la crise financière.

En France, le décret fixant les plafonds applicables aux prêts et aux emprunts, ainsi que les conditions d’exercice de la profession de conseillers ou d'intermédiaires en financement participatif a été publié en septembre 2014. Le nouveau cadre juridique était fixé au 1er octobre 2014.

2015 devrait être l'année de la consécration pour le financement participatif en France. En témoignent d'ailleurs les deux premiers partenariats signés. L'un concerne Generali et Prêt d'Union, l'autre Groupama Banque et Unilend.   

Reste la question d’une plus grande cohésion à l’échelle de l’Europe. Le European Crowdfunding Network a souligné dans un rapport que «la Commission européenne a déjà émis de nombreux rapports pour soutenir le crowdfunding, mais discute surtout d’une position commune. A ce titre, nous espérons une déclaration publique de la Commission, même une opinion officielle, pendant l’année 2014 », souligne le document.  L’ECN pointe du doigt  «le morcellement de l’Union européenne (…), obstacle majeur pour le financement participatif ».

Fin mars 2014, le CFA Institute a pris position en faveur d'un cadre réglementaire complet (intégrité des plates-formes de prêts comme d'investissement en actions, transparence des émetteurs comme des plates-formes elles-mêmes, due diligence et amélioration de la gouvernance des sociétés financées), prenant le contrepied de la Commission européenne.