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La Bourse finance à nouveau les appétits des entreprises

le 26/06/2017

Alexandre Garabedian

La Bourse de Paris retrouve son rôle premier : financer la croissance des entreprises. Le risque politique étant désormais levé, le marché français vit depuis quelques semaines au rythme des fusions et acquisitions. Gecina, Direct Energie, Europcar…tous ces groupes viennent d’annoncer des opérations de croissance externe, qui ont été ou seront financées en partie grâce à des augmentations de capital. D’autres devraient suivre prochainement, à l’image de Carmila, la société immobilière du groupe Carrefour. Le distributeur a coté cette structure en Bourse mi-juin pour qu’elle puisse y trouver les fonds nécessaires à ses appétits de croissance.

Cet intérêt retrouvé des entreprises pour le financement en actions va de pair avec celui des investisseurs. Les dernières augmentations de capital ont reçu un bon accueil. L’exemple d’Europcar est éclairant. Le loueur de véhicule a annoncé le 19 juin l’achat de son concurrent GoldCar. Il a mené, dans la foulée, une levée de fonds express pour 175 millions d’euros. Résultat, l’action du groupe a gagné 5% sur la semaine écoulée. Même si les augmentations de capital diluent les actionnaires existants, les investisseurs sont aujourd’hui prêts à acheter la promesse de croissance des bénéfices liée à des rapprochements industriels. Le rachat d’un concurrent peut constituer l’élément déclencheur qui permettra à une valeur de continuer son beau parcours boursier, et de faire mieux que des indices actions qui plafonnent depuis fin avril.

Bref, tout le monde y trouve son compte, à condition de ne pas perdre de vue l’essentiel : la logique industrielle de ces fusions, et la capacité des entreprises à digérer leurs acquisitions.

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