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Les taux bas profitent plus au private equity qu’à la Bourse

le 13/10/2016

Malgré les taux bas, l’année 2016 restera dans les annales comme très peu active en Bourse, aux Etats-Unis comme en Europe.

Les introductions et les levées de capital seront loin des records passés.

Plusieurs opérations récentes, de Nets au Danemark à Telxius en Espagne, viennent encore de montrer la difficulté des bourses à absorber de grosses valeurs.

Mais le phénomène est plus profond. Le Fonds souverain norvégien, un des premiers investisseurs en actions du monde, vient ainsi de déplorer qu’en vingt ans, la cote américaine a été divisée par près de deux.

Les raisons sont multiples. Les fusions, les rachats d’actions et les retraits de la cote comptent pour beaucoup.

Mais ce qui préoccupe surtout le Fonds, c’est que les entreprises optent de moins en moins pour la bourse pour financer leur développement.

Là où Google trouvait encore naturel en 2004 d’y entrer, Uber en 2016 y songera « le plus tard possible ».

Les lourdes obligations d’information et de gouvernance propres aux entreprises cotées – comme le say on pay - ont leur part dans ce changement de mentalité.

De même que le dynamisme des formes alternatives de financement, capital investissement ou capital développement, adaptées à tous les stades de la vie des entreprises.

Les modes de rémunération dans le private equity tranchent aussi avec ceux en vigueur dans le monde coté, et y attirent plus aisément les talents.

Quant aux aléas politiques ou techniques des marchés, ils sont plus rudement ressentis en bourse que dans le non coté.

D’où une bascule entre les deux univers dont la France n’est pas exemptée.

Alors que l’activité du marché primaire boursier y reste médiocre, les investisseurs en capital annoncent des chiffres brillants.

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