La chronique de l'actualité

La finance prend globalement ses distances avec les centres offshores

le 07/04/2016

Philippe Mudry

Les centre offshore, notamment les paradis fiscaux, font la « Une » de l’actualité mondiale.

Pourtant, il ressort clairement des classements spécialisés qu’ils sont, globalement, en perte de vitesse auprès des financiers internationaux.

Le centre d’études londonien Long Finance a publié hier sa 19ème classement annuel des centres financiers mondiaux.

Il est établi à partir de 14 critères de compétitivité très diversifiés, allant de la concentration des talents à l’environnement réglementaire, en passant par la profondeur des marchés, la qualité du cadre légal et réglementaire et, bien entendu, le poids des prélèvements fiscaux.

Il en ressort que nombre de places « exotiques » ou sulfureuses reculent sensiblement dans l’appréciation des professionnels.

C’est notamment le cas du Panama, qui a subi la plus forte baisse, perdant 20 places, au 72ème rang mondial.

Deux autres paradis fiscaux fameux, les Iles Vierges britanniques et les Iles Caïmans, reculent aussi sensiblement.

Mais ils réussissent juste à se maintenir dans le top 50, avec une chute de respectivement 3 et 7 places.

Les centres européens offshores les plus en vue ne sont pas non plus épargnés.

Malte, le Liechtenstein, l’Ile de Man  et Guernesey chutent tous d’au moins 10 places, Jersey et Gibraltar reculant également mais dans une moindre mesure.

Face à cette dégringolade, la hiérarchie de la finance mondiale reste à l’inverse assez stable.

Londres, New York, Singapour, Hong Kong et Tokyo se suivent dans cet ordre depuis plusieurs années.

A noter que Paris confirme enfin une timide remontée, en gagnant 5 places.

Mais la capitale française pointe encore à une médiocre 32ème place, tout à fait indigne d’elle.

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