Les actions reprennent de l’élan

le 12/08/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

De bons indicateurs et un tassement de la pandémie aux Etats-Unis ont rassuré les investisseurs qui se portent vers les secteurs cycliques. A Wall Street, le S&P 500 cale sous son record de février.

rebond des actions
Les marchés actions ont rebondi, soutenus par des indicateurs économiques favorables.
(© Fotolia)

Wall Street a fini par caler. L’indice S&P 500 a mis fin à une série de sept séances consécutives de hausse (une première depuis avril 2019). Il termine en baisse à quelques encablures de son record de début d’année.

Plus tôt dans la journée, les marchés actions avaient pourtant rebondi en Europe, soutenus par des indicateurs économiques favorables, l’espoir d’un nouveau plan de relance américain mais surtout une moindre croissance des cas d’infections aux Etats-Unis, ignorant les tensions entre la Chine et les Etats-Unis. Une hausse des places boursières favorisée par la faible liquidité en cette semaine estivale. La Russie a annoncé avoir développé un vaccin contre le Covid-19. Mais la nouvelle a été prise avec prudence.

En Europe, l’indice Euro Stoxx 50 bondit de 2,2% et le Stoxx Europe 600 de 1,7%. A Paris, le CAC 40 a gagné 2,4%. L’indice Dax 30 a clôturé en hausse de 2% à Francfort. Les Bourses italienne et espagnole étaient également en nette hausse de 2,8% et 3% respectivement.

La publication d’un indice Zew nettement meilleur qu’attendu a rassuré le marché européen qui affiche l’une de ses meilleures performance de ces dernières semaines. La perspective d’un accord sur un nouveau plan de relance aux Etats-Unis, alors que des responsables de l'administration Trump et les chefs de file démocrates au Congrès ont lancé des appels réciproques pour reprendre les négociations après l’échec de la semaine passée, a aussi alimenté la hausse. Les démocrates, qui jugent insuffisantes les mesures prises par le président américain par décret, notamment pour maintenir en partie les allocations chômage supplémentaires, soutiennent un nouveau programme de dépenses de 3.500 milliards de dollars contre 1.000 milliards pour les républicains. Donald Trump a également déclaré qu'il envisageait de réduire l'impôt sur les plus-values et la fiscalité des classes moyennes.

Mais c’est surtout l’espoir d’un tassement de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis qui rassure avant tout les investisseurs. Les hospitalisations sont au plus bas à New York. Elles diminuent nettement dans deux des Etats les plus touchés, la Californie et le Texas, tandis que la Floride a annoncé un nombre de cas de Covid-19 au plus bas depuis six semaines. Sur l’ensemble du pays, les nouveaux cas progressent désormais au rythme de 0,9% par jour, contre 1% une semaine plus tôt.

Les marchés européens
encore en retrait

Ce regain d’appétit pour le risque s’est accompagné ces derniers jours d’une nette reprise des secteurs cycliques. En Europe, les loisirs (+4,5%), l’automobile (+4,4%), les banques (+3,8%) et les pétrolières (+3,7%) affichaient hier les plus fortes hausses.

A Wall Street, l’indice S&P 500 a néanmoins terminé en baisse de 0,8%, après avoir passé la quasi-totalité de la séance dans le vert, à 1,4% de son record du 19 février dernier. Le Nasdaq a lui enregistré sa troisième séance de baisse et finit en net repli de 1,7%. Si l’appétit pour le risque reste intact, faute d’alternative pour les investisseurs, le marché semble marquer le pas à l’approche de ce record.

Néanmoins, si le marché américain a quasiment retrouvé ses plus hauts historiques et progresse nettement depuis le début de l’année, il n’en est pas de même pour le marché européen dont les indices sont encore en retrait de plus de 10% depuis janvier (hormis le Dax qui progresse de 2%). Le chemin vers la reprise semble encore long.

Sur le même sujet

A lire aussi