L’Opep convient d’une prolongation des quotas de production à fin 2018

le 30/11/2017 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Siège de l’Opep
Siège de l’Opep
(Bloomberg)

L'Opep a convenu jeudi de prolonger jusqu'à la fin de 2018 l'accord de réduction de la production mais l'organisation a laissé entendre qu'elle pourrait rompre l'accord plus tôt que prévu en cas de surchauffe du marché. Les 14 pays membres de l'Opep doivent encore rencontrer dans le courant de la journée les pays producteurs non membres du cartel et emmenés par la Russie afin d'entériner la prorogation des coupes décidées en commun. La Russie, qui pour la première fois a réduit cette année sa production de concert avec l'Opep, veut toutefois qu'un message clair soit adressé au marché concernant la fin de la validité du présent accord pour éviter que le marché ne se retrouve en situation de pénurie, que les cours ne montent trop vite et que les Etats-Unis n'augmentent trop fortement leur propre production.

L'accord en vigueur depuis le 1er janvier, portant sur une réduction globale de la production des pays signataires de 1,8 million de barils par jour (bpj) environ, court jusqu'en mars 2018 inclus. Des délégués de l'Opep ont indiqué à Reuters et Bloomberg que le cartel avait décidé de le prolonger de neuf mois, soit jusqu'à la fin de l'année prochain, comme le marché s'y attendait. L'Opep a également décidé de plafonner la production du Nigeria à 1,8 million bpj environ mais elle doit encore décider d'une limitation applicable à la Libye. Ces deux pays bénéficiaient jusqu’à présent d'une dérogation à l'accord en raison de leur situation politique troublée qui débouchait sur des productions inférieures à la normale.

Pour le ministre de l'Energie saudien Khalid al-Falih, parler d'un arrêt de l'encadrement de la production est prématuré pendant encore quelques trimestres. Un point sur la situation sera fait lors de la prochaine réunion de l'organisation, en juin, a-t-il dit. «Lorsque nous sortirons de l'accord, nous le ferons très progressivement (...) pour être sûrs de ne pas perturber le marché», a-t-il dit. Les ministres du Pétrole irakien, iranien et angolais ont également déclaré qu'un réexamen de l'accord était envisageable en juin si le marché devenait trop tendu.

Sur le même sujet

A lire aussi