Eric Lombard est nommé à la tête de la Caisse des dépôts

le 16/11/2017 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

La Caisse des dépôts
La Caisse des dépôts
(Pierre Chiquelin)

Après trois mois pendant lesquels il a effectué son propre intérim, Pierre-René Lemas a officiellement un remplaçant à la Caisse des dépôts : ce sera bien Eric Lombard. L’Elysée a annoncé ce jeudi par communiqué qu’Emmanuel Macron « en accord avec le Premier Ministre Édouard Philippe (…) envisage de nommer Eric Lombard en qualité de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, sur proposition du Ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. »

La formule « envisage » tient à la consultation, prévue par la Constitution, des commissions des Finances des deux Assemblées. Mais il ne fait pas de doute qu’elles avaliseront ce choix. Si celle du Sénat s’y opposait, celle de l’Assemblée nationale, où les députés La République en Marche (LREM) sont majoritaires, aurait le dernier mot.

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HAVP) n’a pas décelé de conflit d’intérêt potentiel entre le cursus précédent d’Eric Lombard et des fonctions de directeur général de la CDC. Ce sera au président de la commission de surveillance de la Caisse, le député LREM Gilles Le Gendre, de voir si ses conseils donnés par le passé à Generali France, dont Eric Lombard était le patron jusqu’au printemps, sont compatibles avec ses fonctions. Il a saisi pour ce faire la Haute autorité, comme l’a annoncé ce jeudi la Caisse des dépôts.

«Dans l’hypothèse où l’incompatibilité serait déclarée, Gilles Le Gendre démissionnerait de ses fonctions et un nouveau président de la commission de surveillance serait élu», indique le communiqué.

Ancien patron de Generali France, Eric Lombard tranche sur ses prédécesseurs à la tête de la Caisse en ce qu’il n’est ni énarque ni haut fonctionnaire, mais il connaît la machine de l’Etat pour avoir travaillé en cabinet ministériel, notamment avec Michel Sapin, à la justice puis à Bercy, en 1992, après avoir été banquier chez Paribas. Il s’est ensuite illustré surtout dans l’assurance, à la tête de BNP Paribas Cardif puis de Generali France, qu’il a dirigé d’octobre 2013 à mai 2017, d’abord en tant que DG, puis cumulant ces fonctions avec celle de président à la suite du départ de Claude Tendil. De nombreux dossiers l'attendent à la CDC, dont celui de CNP. 

Sur le même sujet

A lire aussi