Le résultat semestriel de Rothschild & Co bondit de 72%

le 29/11/2016 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Olivier Pécoux, co directeur général de Rothschild & Co
Olivier Pécoux, co-directeur exécutif de Rothschild & Co

Rothschild & Co a publié à la clôture de la Bourse de Paris un résultat net part du groupe en hausse de 72%, à 67 millions d’euros, pour le premier semestre de son exercice décalé 2016-2017. A fin septembre, les revenus de l’ex-Paris Orléans ont progressé de 18% sur un an, à 802 millions d’euros, grâce à des « revenus record depuis la crise financière » dans les métiers de conseil.

Les activités de banque d’affaires du groupe franco-britannique ont bondi de 35% d'un année sur l'autre, à 537 millions d’euros, portés davantage par le conseil en fusions-acquisitions (+43%) que par le conseil en financement (+17%). Les revenus du pôle restent toutefois inférieurs aux 643 millions d’euros du second semestre 2015-2016. « Nos résultats dans les six prochains mois, bien que portés par notre solide clientèle internationale, subiront inévitablement l’impact d’un marché des fusions et acquisitions de plus en plus compétitif, déclarent Olivier Pécoux et Nigel Higgins, co-directeurs exécutifs du groupe, dans un communiqué. Nous considérons néanmoins que, grâce à notre avantage comparatif et à notre positionnement, nous sommes bien placés pour assurer la croissance du groupe et relever les défis que des marchés financiers volatils pourraient engendrer ».

La banque privée et la gestion d’actifs de Rothschild & Co ont reculé de 4% au premier semestre, à 180 millions d’euros, « notamment en raison de la diminution des commissions de courtage ». Les actifs sous gestion ont progressé de 6% sur un an, à 51,1 milliards d’euros au 30 septembre, après une collecte nette de 2 milliards d’euros. Enfin, le pôle de capital-investissement et dette privée a vu ses revenus croître de 7%, à 73 millions, grâce à la comptabilisation pour la première fois du carried interest (une partie de la plus-value) des fonds levés ces dernières années par la banque.

En France, le groupe attend encore l’autorisation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de la Banque centrale européenne pour l'absorption de la Compagnie Financière Martin Maurel, qui devrait être finalisée au premier trimestre 2017. Au Royaume-Uni, il a renoncé à sa licence de banque de dépôt, devenue inutile après la cession l’an dernier de l’activité de financement d’actifs de NM Rothschild & Sons.

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