Les fonds de fonds de Bpifrance se dirigent vers une année record

le 20/09/2016 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le pôle d’investissement indirect, qui a engagé l’an dernier 685 millions d’euros, devrait franchir la barre du milliard cette année.

L’année 2016 s’annonce comme une année record pour l’activité de fonds de fonds de Bpifrance. Le pôle, qui investit dans des fonds de private equity pour apporter des capitaux propres aux PME françaises, devrait franchir le seuil record du milliard d’euros. Au premier semestre, le volume déployé a diminué de 29% à 251 millions d’euros, y compris les investissements réalisés pour le compte de l’Etat. Mais le ticket moyen a grimpé de 23%, à 16,7 millions d’euros.

Derrière ce niveau de souscription en baisse sur la première partie de l’année se cache un nombre important de projets en cours d’analyse ayant fait l’objet d’une décision d’engagement. «A la fin de l’année, un record de 1 milliard d’euros aura été investi sur l’activité de fonds de fonds en venture capital ou en capital-développement, ce qui permet aussi de développer l’écosystème du private equity», s’enthousiasme Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.

Le pôle, qui avait investi 685 millions d’euros en 2015, a en effet pour objectif de faire croître la taille de ses tickets pour aider les acteurs du private equity à attirer des investisseurs étrangers. Bpifrance, qui plaide pour un «private equity paneuropéen», entend aussi miser directement dans des fonds étrangers s’ils s’établissent en France ou s’engagent à y investir. Des discussions ont notamment été lancées avec deux fonds londoniens, un allemand et un suédois.

L’activité a trouvé son rythme de croisière. «Le pôle fonds de fonds n’a plus besoin de croître massivement sauf si le Programme d’investissement d’avenir nous confie d’autres fonds», explique Nicolas Dufourcq. C’est aussi le cas de la division mid & large cap, qui a totalisé 495 millions d’euros d’investissements au premier semestre. «Elle a atteint la masse critique suffisante et constitue la plus grosse boutique de private equity hors fonds LBO et secondaires», relève Nicolas Dufourcq.

Concernant l’activité de prêt, le premier semestre a confirmé le dynamisme des prêts sans garantie. Réalisés en co-financement à part égale avec les banques privées, ces prêts aux PME et ETI d’une durée de sept ans servant à financer «l'immatériel» et le besoin en fonds de roulement ont augmenté de 21% sur la première partie de l’année, à 1,7 milliard d’euros. L’activité de préfinancement du CICE, qui pourrait disparaître au profit de baisses de charges, a reculé de 8%.

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