Le secteur de l’énergie soutient la reprise des fusions-acquisitions

le 24/09/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Avec l'opération entre International Power et GDF Suez, le secteur a pesé pour plus de 20 % des volumes sur le dernier trimestre

Avec en point d’orgue la transaction réalisée par International Power (IP) et GDF Suez pour 25 milliards de dollars cet été, le secteur de l’énergie a été en pointe dans les fusions-acquisitions. Au sein d'un marché qui a progressé de 21% sur le trimestre (1.678 milliards de dollars), le segment de l’énergie et des utilities a vu ses volumes bondir de 65% à 349 milliards de dollars, selon Thomson Reuters. Cela en fait l’industrie la plus en vue sur la période avec plus de 20% des transactions réalisées dans le monde, contre 15% un an plus tôt.

Bien qu’ayant bénéficié de l’offensive de BHP Billiton sur Potash Corp, les matières premières n’arrivent quant à elle qu’en troisième position (13% du marché), derrière la finance (15%).

A eux deux, les «deals» GDF Suez-IP et BHP Billiton-Potash Corp sont aussi caractéristiques d’une autre tendance du trimestre: la progression spectaculaire des opérations à l’international. En hausse de 33% sur le trimestre précédent, elles se sont chiffrées à 288 milliards de dollars au troisième trimestre. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis deux ans. En part de marché, il faut même remonter encore plus loin pour trouver des scores comparables. En progression quasi-constante depuis les 22% touchés mi-2009, la proportion d’opérations transfrontalières a grimpé à 48% sur le dernier trimestre. Depuis trois ans, seul le dernier trimestre de 2007 était parvenu à faire aussi bien.

Raid hostile sur Potash Corp oblige, le Canada est devenu le troisième pays le plus visé par les acquisitions. Mais le duo de tête reste composé des Etats-Unis et du Royaume-Uni (35% des volumes). Les deux pays occupent également la tête du palmarès des acquéreurs, mais avec 26% des volumes. Ce qui suggère que les flux entrants y ont été plus élevés que les flux sortants.

Pour sa part, la France ne fait pas partie du Top 10 des pays les plus ciblés par les acquisitions. En revanche, l’Hexagone se classe au cinquième rang des pays les plus offensifs, juste devant la Chine, avec 6% des volumes (38 milliards de dollars).

Si GDF Suez n’est pas intégré dans les deals français (s’agissant concrètement d’un rachat par IP de ses actifs britanniques), ce score s’explique avant tout par l’offensive de Sanofi-Aventis sur Genzyme pour plus de 19 milliards de dollars.

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