La santé et les technologies mèneront la reprise des M&A en 2010

le 13/11/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Selon une étude de Deutsche Bank basée sur l’analyse fondamentale, Atos Origin ou Logica font partie des cibles potentielles

Après deux années de faible activité, les opérations de fusions-acquisitions (M&A) en Europe pourraient faire leur grand retour en 2010. A en croire une étude menée par Deutsche Bank, le montant des opérations de fusions-acquisitions pourrait, en 2010, atteindre 300 milliards de dollars. Le spécialiste indique même que les activités de M&A pourraient retrouver les niveaux des périodes les plus fastes...

L’étude menée par Deutsche Bank se base davantage sur des critères d’analyse fondamentale pour déceler de potentielles transactions. «Une approche basée exclusivement sur des critères financiers n’est plus d’actualité», indique l’équipe de recherche. «A l’avenir, les conglomérats ne se livreront plus autant à des opérations d’acquisition et le capital investissement ne devrait plus avoir la main mise sur le marché», poursuivent les spécialistes.

Ainsi, selon le bureau d’études, plusieurs facteurs guideraient ce regain d’activité comme la reprise des marchés ou une croissance économique atone qui inciterait les entreprises à se tourner vers des opérations de croissance externe.

Sur ces bases, les analystes estiment que les secteurs de la santé et des technologies devraient être particulièrement actifs en 2010, en raison notamment de la nécessité pour ces marchés de détenir des liquidités pour investir et de maintenir des taux de croissance élevés. Ainsi, le groupe de santé britannique Smith & Nephew pourrait faire l’objet de transactions, sa valorisation attractive renforçant l’intérêt des investisseurs.

Concernant les valeurs informatiques européennes, Deutsche Bank indique que le marché est particulièrement fragmenté et qu’une «consolidation est inévitable». Les groupes étrangers pourraient se montrer particulièrement intéressés. Au sein du secteur, Atos Origin ou Logica seraient des cibles potentielles pour les investisseurs en raison notamment d’une faible présence internationale ou de difficultés rencontrées par certaines activités.

Par ailleurs, au sein du secteur industriel, les opérations de M&A devraient être guidées par la volonté des sociétés d’accéder à de nouveaux marchés et de renforcer leur cœur de métier. Ainsi, Legrand pourrait faire l’objet d’une opération de M&A, facilitée par l’éventuelle sortie du capital des deux investisseurs de référence, Wendel et KKR.

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