Le pic des M&A est resté moins élevé que lors de la bulle internet

le 19/06/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Rapporté au PIB mondial, le montant des opérations a été inférieur à 8 % au cours du dernier cycle de hausse, contre plus de 10 % il y a une décennie

Si le montant des opérations de fusions et acquisitions (M&A) a dépassé au cours des dernières années celui de la bulle internet, le dernier boom des transactions a en revanche été moins important en termes réels, rapporté au PIB mondial. C’est le constat dressé par JPMorgan AM associé à Thomson Reuters, dans sa dernière étude sur les cycles de M&A observés entre 1990 et mai 2009, d'où ressortent deux périodes à fortes valorisations, à la fin des années 1990 (1999-2000) et entre 2005 et 2007.

De fait, après sept ans de hausse continue, en 1999 et 2000, le montant des opérations annuelles n’a pas été supérieur à 3.500 milliards de dollars, mais a tout de même dépassé les 10 % du PIB mondial, pour s’effondrer ensuite à 4 % en 2002. A l’inverse, tandis que la valeur des transactions a atteint un plus haut historique se situant entre 4.000 et 4.500 milliards lors du dernier pic de 2007, elle a cependant représenté moins de 8 % du PIB mondial (cf. graphique ci-contre). Une tendance qui va ainsi à l’encontre de ce qui est « généralement considéré », souligne JPMorgan AM.

Autre distinction mise en lumière par cette étude, alors que les transactions reposaient sur des paiements en actions il y a dix ans, les dernières années ont fait davantage la part belle au financement en espèces.

Par ailleurs, stigmatisant des primes actuelles jugées « artificiellement élevées » en raison notamment de la sous-valorisation actuelle des titres, JPMorgan AM s’attend à une baisse des M&A jusqu’à l’année prochaine avant de redémarrer en 2011, sous l’impulsion des secteurs des télécoms et de la pharmacie amenés à poursuivre leur concentration.

A lire aussi