Les pays émergents à l’origine du frémissement des IPO

le 08/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Au deuxième trimestre, le marché a connu son premier rebond depuis la fin 2007. Les BRIC ont capté 70 % des volumes

Il ne s’agit encore que d’un frémissement. Mais il mérite d’être souligné. Pour la première fois depuis fin 2007, le marché des IPO a cessé de reculer en rythme séquentiel. Au deuxième trimestre, les volumes mondiaux ont atteint 9,9 milliards de dollars (contre 1,4 milliard trois mois plus tôt) au travers de 76 opérations (contre 52).

S’il est encore tôt pour affirmer que le point bas a été dépassé, une chose est en revanche certaine : le marché doit l’essentiel de son réveil aux pays émergents. Sur le dernier trimestre, les BRIC ont attiré 70 % des capitaux levés selon une étude de Ernst & Young, alors que depuis 2003 la moyenne fluctuait autour de 25 % (voir illustration).

L’explication tient notamment dans une tendance déjà observée ces dernières années : les BRIC attirent désormais des IPO beaucoup plus grosses que celles des places historiques. Pour preuve, au deuxième trimestre, l’introduction en Bourse moyenne y a dépassé les 460 millions de dollars contre à peine plus de 130 millions au niveau mondial.

Certes, les données ont bénéficié de l’arrivée sur le marché brésilien de VisaNet Brasil (3,7 milliards). Mais même en la mettant de côté, la transaction moyenne sur les BRIC reste élevée avec 235 millions de dollars.

En face, les places traditionnelles font pâle figure. Sur les dix premières opérations du trimestre, trois seulement ont eu lieu sur des marchés développés. Ainsi, l’Europe ne pèse plus que 12 % des volumes contre 45 % il y a un an. Deutsche Börse est passée de 1,6 % à 0,1 %. Une part égale à celle de Londres qui pesait 15,5 % du marché il y a un an. Enfin, Euronext a réalisé un trimestre blanc après avoir compté pour 7,5 % des capitaux levés au deuxième trimestre 2008.

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