Les marges sur les crédits syndiqués se détendent légèrement

le 06/01/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Elles ont commencé à baisser pour les entreprises bien notées. Mais le coût du financement bancaire reste élevé pour les sociétés plus risquées

Après une année 2009 pauvre en offres de crédits syndiqués, l’activité pourrait redémarrer en 2010 (voir L’Agefi du 4 janvier). De fait, les tensions sur les marges commencent à se tasser légèrement, ce qui pourrait inciter les entreprises à utiliser de nouveau ce type de financement.

Au troisième trimestre 2009, le coût moyen d’un crédit syndiqué pour une entreprise investment grade avait atteint le niveau record de 236 points de base (pb) en Europe, d’après Dealogic. Mais, le trimestre suivant, la marge moyenne est tombée à 179 pb, son plus bas niveau depuis un an. La tendance est d’autant plus encourageante que les maturités des crédits syndiqués s’allongent. Les prêts de trois à cinq ans ont représenté 20% des lignes accordées au second semestre, contre 9% sur les six premiers mois de 2009.

L’embellie n’est cependant pas générale sur le marché des crédits syndiqués car les banques n’ont pas assoupli leurs conditions pour les emprunteurs plus risqués. Ainsi, les marges sur les prêts à effet de levier ont continué de progresser. Elles ont augmenté de 6 pb, à 373 pb, entre le troisième et le quatrième trimestre, précise Dealogic. Au niveau mondial, les marges sur les prêts LBO semblent s’être stabilisées à un niveau plafond depuis le deuxième trimestre.

Les club deals, dans lesquels des banques s’associent dès l'origine de l'opération pour prêter à des entreprises, restent, eux aussi, très coûteux. La marge moyenne pour ces opérations ressortait à 364 pb fin 2009 contre 287 pb au troisième trimestre. De fait, ces prêts qui impliquent un nombre plus réduit de banques que les crédits syndiqués, sont généralement utilisés par les entreprises lorsque la demande n’est pas au rendez-vous pour un crédit syndiqué.

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