Les fusions pèsent de moins en moins dans les revenus de la BFI

le 26/06/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Sur le deuxième trimestre, elles n’ont représenté que 19 % des « fees », contre 35 % à 55 % par le passé

Pour la première fois depuis un an, les commissions générées par la banque de financement et d’investissement ont infléchi leur tendance baissière. Pour le deuxième trimestre, Thomson Reuters les estime à 15,2 milliards de dollars dans le monde, soit une hausse séquentielle de 22 %.

Néanmoins, les fusions-acquisitions (M&A) sont loin d’avoir contribué à ce redressement. Au contraire. Les « fees » résultant des M&A ont continué à se rétrécir. Elles sont ressorties à 2,9 milliards de dollars pour la période avril-juin, contre 4,5 milliards trois mois plus tôt et 9 milliards un an auparavant. Un recul aux conséquences importantes sur la répartition des revenus au sein des pôles BFI. Depuis 2006, les M&A représentaient traditionnellement de 35 % à 55 % des fees. Or depuis le début de l’année, cette part a considérablement baissée. De 36 % au premier trimestre, elle est tombée à 19 % au deuxième. 

Cette tendance pourrait bien se poursuivre sur les mois à venir. D’abord parce que d’autres segments de la BFI (comme le marché primaire actions) paraissent plus dynamique. Ensuite du fait de la méthode d’estimation des fees retenue par les cabinets spécialisés. Elles sont calculées sur la base des opérations bouclées contrairement aux volumes d’opérations calculés à partir des transactions annoncées. Le cycle des fees affiche donc un léger décalage par rapport à celui des volumes: de 1 à 2 trimestres selon l’observation des statistiques passées. Le rebond des fees ne devrait donc intervenir que quelques mois après la reprise des volumes d’opérations annoncées. Or, ces derniers ont encore reculé sur le trimestre (-22 % sur 3 mois et -59 % sur un an).

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