Les fusions-acquisitions en panne sur le segment intermédiaire

le 17/04/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le volume des transactions inférieures à 500 millions de dollars a chuté de 48 % au premier trimestre. L'Europe enregistre le plus lourd recul

Des transactions en chute libre sur le segment intermédiaire. C’est ce qui ressort de la dernière étude de Thomson Reuters portant sur les opérations de fusions-acquisitions (F&A) inférieures à 500 millions de dollars au premier trimestre.

De fait, si le niveau de l’ensemble des transactions a reculé de 33 % au cours des trois premiers mois de l’année, bien soutenu il est vrai par les opérations supérieures à 10 milliards de dollars, notamment dans le secteur pharmaceutique, celui du mid-market a été divisé par près de deux (-48,2 %), à 98 milliards. L’ensemble des secteurs a ainsi souffert, même si c’est dans celui de la santé que la situation s’est le plus dégradée (-66,7 %). Une dégradation d’ensemble qui a entraîné dans son sillage celle des commissions perçues puisque celles-ci ont également chuté de moitié, à 3,2 milliards de dollars.

Si le Japon semble immunisé pour le moment avec une baisse limitée à 8 %, cet effondrement est particulièrement marqué en Europe, où le montant des opérations a chuté de près de 63 %, à 21 milliards de dollars, contre 56,4 % aux Etats-Unis et un peu moins de 42 % dans la zone Asie-Pacifique. En termes de nombre de transactions, le Vieux Continent résiste toutefois mieux avec un repli limité à 10 % (2.876 opérations), alors qu’il est de 16 % au niveau mondial (8.215 deals) et proche de 30 % outre-Atlantique.

La déconvenue européenne résulte notamment des difficultés rencontrées en la matière dans l’Hexagone. La valeur des transactions a en effet reculé par rapport à l’an dernier de plus de 69 % en France, à 1,5 milliard de dollars. Parmi les principales places, seul le Royaume-Uni a fait pire avec une contraction de 76 %.

Au niveau des acteurs, JP Morgan occupe les premiers rangs. Tant en termes de valeur (8,4 milliards de dollars), qu’en nombre de transactions (49 opérations gérées), l’établissement est en tête du classement mondial, alors qu’il occupe la seconde place avec 56,2 millions sur les commissions encaissées derrière Rothschild (70,7 millions). En France, c’est Lazard qui a joué les premiers rôles en occupant le devant de la scène sur les montants de transactions (615 millions de dollars), et sur le nombre d’opérations (14), tandis qu’il a talonné de près Rothschild sur les frais perçus avec 16,2 millions encaissés, contre 16,4 millions pour le leader des commissions.

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