BNP Paribas juste devant Goldman Sachs dans le conseil M&A en France

le 01/07/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le marché des fusions-acquisitions a tourné au ralenti au premier semestre, en France comme partout dans le monde

BNP Paribas devance Goldman Sachs dans le classement exclusif de L’Agefi des banquiers-conseils en fusions-acquisitions (M&A) actifs au premier semestre sur un marché français encore atone. Les transactions bouclées en 2010 aboutissent à un montant total de 46 milliards d’euros, contre 44 en 2009 et 72 en 2008... Commentant ce marché, les professionnels confirment un allongement des processus de six à douze mois, la quasi-disparition des opérations de grande taille au contraire de celles sur les mid-caps, et un marché hexagonal plus lent à reprendre (par rapport au marché britannique par exemple), donc plutôt «acheteur» en termes de prix.

Dans ce contexte difficile, les banques ont tout fait pour figurer sur la reprise attendue d’Areva T&D (pour plus de 4 milliards d’euros) par Alstom et Schneider Electric: Lazard et Crédit Agricole CIB pour Areva, BNP Paribas, Rothschild, SG CIB pour Alstom, Deutsche Bank, Morgan Stanley et BoA-Merrill Lynch pour Schneider. Elles participent aussi de plus en plus à des opérations «atypiques». BNP Paribas bénéficie ainsi, comme UBS notamment, du conseil dans la réorganisation des minoritaires de Fortis.

Deuxième du classement, Goldman Sachs a elle été créditée du conseil sur les changements d’actionnaires dans la restructuration de Technicolor. D’autres ont travaillé sur la coentreprise (assimilable à une fusion) T Mobile-Orange au Royaume-Uni, ou sur l’échange d’actifs nucléaires EDF-Eon.

Pour le second semestre, les conseils attendent un redémarrage progressif des LBO, et des opérations dans les pays émergents, notamment sur Axa Asia Pacific, même si celles-ci ne sont pas simples à exécuter, comme en témoigne l’échec de Prudential dans le dossier AIA.

A lire aussi