Les avocats doivent composer avec un marché du M&A en berne

le 07/01/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Linklaters domine le classement européen des cabinets de conseil en fusions-acquisitions effectué par Bloomberg. Les français en sont absents

Lorsque les proies se font plus rares ou plus petites, la concurrence est plus féroce. Dans un marché des fusions-acquisitions en forte chute sur le Vieux Continent, les avocats d’affaires ont dû batailler pour décrocher leurs contrats. En 2008, le montant total des transactions annoncées a atteint 1.220 milliards de dollars selon Bloomberg, contre 2.020 milliards l’année précédente.

Mis à part Linklaters, qui se détache en tête du classement avec l’équivalent de 268,7 milliards de dollars de transactions conseillées, ses poursuivants se situent dans un mouchoir de poche. Freshfields, deuxième, n’est séparé de Sullivan & Cromwell, cinquième, que par une vingtaine de milliards.

Cette tendance illustre, eu égard au nombre plus réduit de transactions (9.900 contre 12.000), le fait que les protagonistes doivent de plus en plus collaborer. Elle s’est renforcée ces dernières années, à l’instar des conseils financiers en M&A. Ainsi, l’acquisition de l’américain Anheuser-Busch par le belge InBev, pour 60 milliards de dollars, a réuni huit des dix premiers cabinets du classement. Freshfields, deuxième, a lui conseillé l’allemand Continental, acquis par son compatriote Schaeffler. Quatre autres cabinets sont intervenus en direct dans cette opération…

Parmi ce top ten n’apparaît aucun cabinet français. Gide occupe cependant la sixième place du marché européen au dernier trimestre. Il n’a pourtant pas pris part à l’OPA d’EDF sur British Energy, à laquelle aucun français n’a été convié, selon les données fournies par Dealogic. Sur les méga-deals, les groupes hexagonaux ne font plus jouer la préférence nationale.

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