Les apports au FSI auront un coût pour la Caisse des dépôts

le 07/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'institution a cherché à minimiser l'impact sur ses résultats 2009 des moins-values liées au transfert de ses participations au Fonds stratégique

Il aura fallu à l’Etat et à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) plus de six mois pour boucler leurs apports d’actifs au Fonds stratégique d’investissement. Doté de 6 milliards d’euros de cash, dont un seul a pour l’heure été appelé, le FSI héritera le 15 juillet de 14 milliards d’euros de titres, dont plus de 10 milliards de participations cotées telles que France Télécom (13,5 %) ou Accor (7,6 %).

La volatilité des marchés boursiers a compliqué l’exercice, qui repose sur des apports à parité entre les deux actionnaires du Fonds (51 % CDC, 49 % Etat). La Caisse des dépôts s’est notamment ingéniée à minimiser le coût de l’opération en termes de consommation de fonds propres. Car le transfert de ses participations cotées ou non la force à reconnaître une perte de valeur. « Dans les résultats de cette année, à partir des moins-values qu’il a déjà fallu constater, l’apport au FSI sera générateur de moins-values et de provisions supplémentaires », relève un proche de l’institution.

Ont aussi été laissées dans le périmètre CDC des participations essentielles, difficiles à valoriser ou n’entrant pas dans le champ du FSI, comme la CNP ou Dexia. Les lignes dans lesquelles l’institution dispose de droits de vote double, à l’image de Saint-Gobain, restent également dans son portefeuille.

Certaines des participations cotées dont le FSI hérite pourront être cédées. Ce n’est pas la priorité, compte tenu des réserves de cash dont le Fonds dispose. Mais la rotation des actifs sera l’un des modes de financement du véhicule, qui compte investir 1,5 à 2 milliards en 2009 – il a déjà déboursé 500 millions – et 2 à 3 milliards par an ensuite.

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