Wendel abandonne sa participation dans Van Gansewinkel à ses créanciers

le 04/05/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les actionnaires vont céder leur participation aux créanciers seniors du groupe de collecte et de recyclage de déchets néerlandais, très endetté.

Wendel jette l’éponge dans le dossier Van Gansewinkel. En difficulté, le groupe de collecte et de recyclage de déchets néerlandais a annoncé être parvenu à un accord entre ses actionnaires, qui comptent également CVC Capital et KKR, et ses créanciers seniors. Via un «debt for equity swap», ces derniers vont prendre le contrôle du capital du groupe, qui bénéficiera ainsi d’une réduction de 60% de son endettement.

Entrée en 2006 à hauteur de 8,1% du capital de la société d'incinération de déchets AVR, fusionnée en 2007 avec Van Gansewinkel, Wendel «a investi entre 2006 et 2011 un total de 63,6 millions d’euros dans la société en capitaux propres et prêt d’actionnaire, dont 30,6 millions ont été remboursés à Wendel durant la même période», souligne la société d’investissement, qui précise que cette opération «n’aura aucun impact sur l’ANR de Wendel ni sur ses états financiers 2015».

Confronté à un environnement tarifaire particulièrement difficile, Van Gansewinkel avait déjà bénéficié d’un réaménagement de sa dette. «Le 19 avril 2013, environ 80% des prêteurs syndiqués avait irrévocablement consenti une révision des covenants bancaires», souligne le rapport annuel du groupe, qui avait également bénéficié d’une extension de la maturité de son passif de 2014 à 2017 et 2018.

Afin de glaner davantage de liquidités pour continuer à investir, cette mesure avait été complétée mi-2013 par la revente d’AVR. Grâce à cette opération, le flux de trésorerie avait rebondi de 1 à 52 millions d’euros en 2013, pour un chiffre d’affaires légèrement supérieur à 1 milliard. La perte nette avait de son côté été réduite à 8 millions d’euros.

Malgré ces dispositions, 2014 a vu une nouvelle aggravation de la situation de la société, dont l’Ebitda hors éléments exceptionnels avait plongé de 20%, à 99 millions d’euros. Avec à la clef un multiple d’endettement de 8 fois l’Ebitda, pour un résultat net négatif de 549 millions d’euros.

Désormais assainie, la société espère repartir de l’avant. «Afin de s’assurer de pouvoir bénéficier de la reprise de ses marchés cœurs, mise en évidence par la stabilisation des prix, le groupe investit», souligne Van Gansewinkel. Une nouvelle unité dédiée aux déchets a ainsi été récemment inaugurée à Turnhout, en Belgique.

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