Lending Club déchaîne les passions pour son introduction en Bourse

le 12/12/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La plate-forme de prêts américaine a clôturé sa première séance en forte hausse après avoir été introduite au-dessus de la fourchette.

Consécration pour la start-up Lending Club avec son introduction réussie sur le Nyse. Capture écran.

Bienvenue au club. Lending Club, la place de marché (marketplace) de prêts fondée en 2007 par le Français Renaud Laplanche, a fait son entrée hier sur le New York Stock Exchange (Nyse). Le grand frère américain de Prêt d'Union, accompagné par certains de ses actionnaires du capital-risque (Canaan Partners, Kleiner Perkins Caufield & Byers, Union Square Ventures), a levé 870 millions de dollars après avoir placé 58 millions de titres à 15 dollars l'unité.

Les fonds ont cédé 7,7 millions de titres, tandis que la société a écoulé 50,3 millions d'actions nouvelles. L'option de surallocation porte sur 8,7 millions de titres supplémentaires. Relevée de deux dollars, la fourchette indicative avait été fixée entre 12 et 14 dollars l'action. L'opération a été pilotée par Morgan Stanley et Goldman Sachs.

Signe de l'intérêt hors norme qui se porte sur le groupe de San Francisco, l'IPO a été sursouscrite près de 20 fois. Et surtout, l'action s'est envolée de près de 70% dans les premiers échanges, au-delà des 25 dollars. Au lancement de son introduction en Bourse en septembre dernier, l'action Alibaba avait affiché une hausse de 36% par rapport au prix de l'IPO. Le titre Lending Club a clôturé la séance en hausse de 56,2%, à 23,4 dollars. De quoi hisser la valorisation à quelque 8,46 milliards de dollars.

Jeff Crowe (Norwest Venture Partners) et Dan Ciporin (Canaan Partners), les deux investisseurs présents au tour d'amorçage de 2 millions de dollars en 2007 et administrateurs du groupe, ne cachaient pas leur satisfaction hier sur Twitter au son de la cloche.

Egalement administrateur de Lending Club, l'ancien patron de Morgan Stanley John Mack s'est remémoré hier ses premiers échanges avec Renaud Laplanche. A la question de savoir comment les banques laisseraient la société exercer, le Français lui avait répondu que Lending Club n'était pas assez gros pour attirer l'attention. «Nous sommes sur leur radar désormais», a déclaré John Mack, cité par le Wall Street Journal, lors de la cérémonie d'introduction. «L'évolution dans les services financiers va être immense», a-t-il prédit.

Lending Club, qui se rémunère via des commissions de transaction, d'administration et de gestion, a vu son chiffre d'affaires plus que doubler sur les neuf premiers mois de l'année, à 144 millions de dollars. Au troisième trimestre, le groupe a facilité l'octroi de 1,1 milliard de dollars de nouveaux prêts, soit deux fois plus qu'un an auparavant.

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