Le FMI demande aux régulateurs de mieux encadrer la finance parallèle

le 01/10/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Le Fonds monétaire international a publié mercredi deux des chapitres de son rapport de stabilité financière, qui sera dévoilé la semaine prochaine, dont l'un sur la finance de l'ombre. «Le défi des législateurs est de maximiser les bénéfices du shadow banking tout en minimisant les risques systémiques», souligne le rapport. Le FMI reconnaît que le «shadow banking peut souvent jouer un rôle bénéfique en complément de la banque traditionnelle, en élargissant l'accès au crédit ou en soutenant la liquidité de marché, la transformation des maturités et le partage des risques».

Le risque domestique posé par l'essor de la finance parallèle est le plus fort aux Etats-Unis. Le rapport du FMI jette notamment un coup de projecteur sur les nouvelles formes de shadow banking, comme les servicers de prêts immobiliers aux Etats-Unis (1.800 milliards de dollars d'actifs en jeu), les trusts et produits de gestion de fortune (WMP) en Chine, et l'essor des prêteurs non-bancaires en Asie du Sud-Est. Le Fonds déplore cependant l'absence de données consolidées sur la question en raison des manques relevés dans de nombreux pays.

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