bpifrance fait face à un renouvellement majeur de son conseil d’administration

le 07/04/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Jean-Pierre Jouyet abandonnera la présidence au 1er mai. La vice-présidente Ségolène Royal ainsi que Louis Gallois quittent également la banque

C’est avec «le sentiment du devoir accompli» que Jean-Pierre Jouyet a annoncé samedi sur France Inter qu’il quittera au 1er mai son siège de président du conseil d’administration de la banque publique d’investissement bpifrance. Soit au lendemain de la prochaine réunion du conseil. Celui qui est également directeur général de la Caisse des dépôts assure que l’heure est venue pour la jeune banque publique d’engager une «nouvelle étape» à l’occasion du renouvellement de son conseil. Jean-Pierre Jouyet n’est en effet pas seul à quitter le navire. Ségolène Royal, qui en était vice-présidente, va quitter l'organisme après avoir été nommée ministre de l'Ecologie du nouveau gouvernement de Manuel Valls, et Louis Gallois (nommé en tant que commissaire général à l’investissement) a démissionné en vue de son arrivée comme président de PSA Peugeot Citroën.

Jean-Pierre Jouyet, mettant en avant une décision «sage» de sa part, a assuré samedi que «le bilan de (l)a première année (de bpifrance) est très bon puisqu'il y a eu près de 80.000 entreprises en France qui ont été accompagnées. Le rôle de bpifrance, je crois, est désormais reconnu au service de l'économie et de l'emploi». Cela alors que la dernière étape d'organisation de bpifrance est intervenue ce mois-ci avec la création de «bpifrance investissement», qui devrait permettre à la jeune banque publique d'investir 8 milliards d'euros au capital des entreprises d'ici 2017. Mi-mars, Jean-Pierre Jouyet confiait aux Echos que ses deux fonctions «ne sont pas évidentes à combiner».

Un autre membre de la Caisse des dépôts prendra le relais chez bpifrance, comme le stipule la loi rappelée par Jean-Pierre Jouyet, qui observe qu’un accord doit être trouvé entre les deux actionnaires à parts égales de bpifrance, l’Etat et le CDC. Le président en exercice n’a pas souhaité évoquer de nom. Le Figaro croit savoir que le choix des actionnaires pourrait se porter sur Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe de la CDC, Franck Silvent, directeur du pôle finances de la Caisse des dépôts, ou Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes et membre du comité de direction de Caisse.

Quant au poste de vice-présidente de Ségolène Royal, il semble promis à Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté, afin de respecter les règles de parité prévues par les statuts de bpifrance.

A lire aussi