Natixis taille dans ses équipes de banque transactionnelle et d’informatique

le 18/11/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale de BPCE supprime également des postes en France en marchés actions et recherche, et souhaite transférer des salariés à l'étranger

Le verdict est tombé. La direction de Natixis a détaillé vendredi le détail des 700 départs volontaires attendus en France, au cours d’un comité central d’entreprise. 537 postes sont concernés dans un premier temps : l’information des élus du personnel débutera en décembre pour de premières mutations ou départs à partir d’avril ou mai, a appris L’Agefi de sources syndicales.

La banque transactionnelle, qui regroupe les activités de trésorerie (cash management, tenue de comptes, trade finance...), sera la plus touchée. Elle perdra 36% de ses effectifs, soit 175 emplois sur 486. Réorganisée l’an dernier, cette ligne métier pourvoyeuse de liquidité devait être l’un des fers de lance de la nouvelle stratégie de la banque de financement et d’investissement (BFI), mais sa base de coûts est jugée trop élevée. Les systèmes d’information paieront également un lourd tribut, avec la disparition de 129 postes sur 1.355, soit environ 10%.

Dans la BFI, la couverture des grands clients français (coverage) va perdre 55 collaborateurs sur les 331 du pôle «relations clients et conseil» (17%). Le cash actions et les dérivés actions seront amputés de 19 et 8 salariés en France, sur un total de 203 (13%), et la recherche de 16 économistes et analystes financiers de marché sur 101 (16%, plus une assistante). Ces métiers peuvent sembler moins affectés que ne le craignaient certains en interne, mais la direction a aussi évoqué des transferts de personnel à Londres, sans plus de précisions.

Ce projet fait écho aux annonces faites jeudi, lors de la journée investisseurs à Londres: le cash actions sera recentré sur les clients britanniques et américains, tandis qu’une nouvelle organisation des dérivés sera mise sur pied en janvier pour mieux servir le monde anglo-saxon et l’Asie. La délocalisation d’équipes pourrait aussi générer des économies à l'heure où BNP Paribas souhaite faire passer, sous contrat local, ses expatriés londoniens.

52 suppressions de postes (10%) sont par ailleurs prévues chez Eurotitres (services titres pour les réseaux de BPCE). Le secrétariat général de la BFI va perdre 5 salariés (5%) et les fonctions transversales de Natixis SA sont également touchées : 25 suppressions sont prévues (10%) aux ressources humaines et au CE; 8 (20%) à la communication; 40 (14%) aux risques; et 4 (6%) à l’inspection générale. Une deuxième vague de départs sera annoncée au deuxième trimestre 2014 dans les opérations (back-offices) de la BFI, à la direction financière et à l’agence centrale, qui fermera.

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