Le capital investissement français affiche ses performances économiques

le 20/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le chiffre d’affaires des sociétés détenues par des fonds a crû de 9,1% en 2011, tandis que les effectifs ont augmenté de 5,2%, selon l’Afic

Alors que le secteur du capital investissement français fait face à un environnement difficile, marqué par une pénurie de capitaux, l’Afic (Association française des investisseurs pour la croissance) avait à cœur de dévoiler mercredi les performances solides enregistrées par le secteur en 2011 sur le plan économique et social.

Selon l’étude annuelle réalisée par l’Afic et Ernst & Young, le chiffre d’affaires des sociétés détenues par des fonds basés en France a crû de 9,1% en 2011, contre une hausse de 7,8% un an plus tôt. «Cette hausse se révèle supérieure à celle des PME en France (+8,5% selon des données de la Banque de France) et à celle du PIB (+3,1%)», relève Laurent Majubert, associé chez Ernst & Young.

La surperformance de ces sociétés se révèle en partie logique, puisqu’en amont de leur accompagnement, les fonds sélectionnent leurs investissements sur des critères tels que les perspectives de croissance.

Le bilan se révèle également positif sur le plan social, selon l’étude qui se base sur un panel de 2.744 sociétés, les effectifs des sociétés en portefeuille ayant crû de 5,2% (4,8% en 2010), là où «les effectifs des PME en France ont progressé de 4% (selon la Banque de France) et ceux de l’emploi salarié des secteurs marchands français ont augmenté de 0,4% (chiffre Insee)», poursuit Laurent Majubert.

Alors que le capital innovation a vu croître son chiffre d’affaires et ses effectifs de 17% et 12,5%, ces hausses se sont établies à 11,6% et 5,9% pour le capital développement et à 7,4% et 4,8% pour le capital transmission. Sur les tendances observées en 2012, «il est trop tôt pour se prononcer, indique Louis Godron, président de l’Afic. Mais au regard des agrégats nationaux et de l’évolution du taux de chômage, les chiffres qui seront enregistrés cette année devraient logiquement être moins bons que ceux de 2011».

En 2009, «annus horribilis, les chiffres avaient reculé pour la première fois depuis la création de l’étude, mais moins que les benchmarks tels que ceux de l’Insee. On ne peut pas exclure que 2012 soit de cet ordre-là», estime Laurent Majubert. Les effectifs avaient alors enregistré un recul de 1,8%, tandis que le chiffre d’affaires du secteur avait baissé de 5,9%, contre un recul de 6,8% enregistré par les entreprises du CAC 40.

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