Coface s’estime en ordre de marche pour son retour en Bourse

le 07/03/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale de Natixis présente à l'orée de 2012 un profil cohérent et une structure financière renforcée

Le recentrage de Coface autour de l’assurance crédit, mené par le directeur général Jean-Marc Pillu depuis son arrivée en décembre 2010, semble avoir porté ses fruits: la filiale de Natixis (groupe BPCE) est maintenant prête à être remise sur le marché. «Il y a deux conditions pour une introduction en Bourse. La première est d’avoir une structure financière saine, un business model cohérent, un historique de performances et des perspectives suffisantes. Aujourd’hui c’est fait, la Coface est prête. La seconde, ce sont les marchés. L’opération se fera dès que cette condition sera remplie», a déclaré hier Jean-Marc Pillu lors de la publication des comptes 2011 de la société.

L’assureur crédit offre désormais un profil lisible. Le projet d’agence de notation (cher à Jérôme Cazes, l'ancien DG) a été enterré. Les velléités de création d’une agence européenne concurrente des acteurs anglo-saxons n’ont suscité aucun regret. «Ce ne sont pas du tout les mêmes métiers; un tel projet n’est porteur d’aucune synergie», affirme Jean-Marc Pillu.

Comme mentionné l’été dernier, les activités de recouvrement et d’affacturage ont été, soit vendues, soit gérées en extinction, à l’exception des filiales allemande et polonaise de factoring, première et deuxième sur leur marché respectif.

Pour un revenu de 1,6 milliard d’euros en 2011, le groupe recentré compte désormais 4.600 collaborateurs, soit 1.800 de moins qu’un an plus tôt. Les activités arrêtées représentaient environ 10% du chiffre d’affaires. La restructuration a entraîné un coût de 49 millions d’euros après impôt en 2011. En excluant cet élément exceptionnel, le résultat net courant progresse de 21%, à 121 millions d’euros.

Pour se rendre présentable auprès des investisseurs, Coface entend aussi assurer son autonomie financière à l’égard de sa maison mère. La filiale a ainsi couvert plus de la moitié de ses besoins de financement grâce à un programme de titrisation de 1,1 milliard d’euros, venant se substituer aux lignes obtenues auprès de Natixis. «L’autonomie complète sera une réalité fin 2012», affirme Jean-Marc Pillu. Autre critère de solidité, Coface s’est quasiment désendettée (1%, contre 17% un an plus tôt) et ses capitaux propres ont progressé de 5,7% à 1,46 milliard d’euros. Sa note de crédit (AA- et A2) a été confirmée.

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